*
Il geint.
Sur sa hanche
cratère putride où se lave
lentement qui vient,
la
violente.
*
On panse.
On essaie de faire au mieux.
On pense
aux draps souillés
qu’il va falloir changer,
à la poche d’urine
presque pleine, à cette
journée qui se termine,
aux prochaines vacances,
aux poches vides,
aux proches vus de loin en loin,
aux enfants qui poussent si vite
qu’on y pense
sans fin
en essayant de ne pas.
On panse.
*
Au sortir de la chambre,
un mot, un sourire –
pas toujours, c’est vrai –
comme un voile de morphine
posé sur ses paupières,
sa bouche
pas à pas volcan éteint.
Se posent ici les mots de Morgan Riet dans le cadre des vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d'un autre (...). Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre.
Mes mots à moi sont là bas
Les autres vases listés ici : http://rendezvousdesvases.blogspot.com/
(publication avec deux jours de retard -problème de connexion, mille excuses à Morgan Riet)