dimanche 15 mars 2026
Grande fatigue, la peur lâche ses drones
petits oiseaux au bec pointu qui pilonnent
Dans la rue, la misère des corps et des mots monte
des hommes fouillent les poubelles, des femmes interpellent
Dans la rue, des silhouettes dessinent des ombres avides
devant les vitrines surexposées des magasins de centre ville
Derrière les façades dans les bureaux, des hommes sûrs d'eux qui boîtent
Les riches, les pauvres ne vivent pas la même langue
ne partagent pas la même histoire, ne fraient pas sur la même planète
petits oiseaux au bec pointu qui pilonnent
Dans la rue, la misère des corps et des mots monte
des hommes fouillent les poubelles, des femmes interpellent
des enfants aux joues rougies demandent des pièces
des gâteaux rassis devant les boulangeries
des gâteaux rassis devant les boulangeries
où la crasse, la crainte et les fourmis se disputent une place
Dans la rue, des silhouettes dessinent des ombres avides
devant les vitrines surexposées des magasins de centre ville
Derrière les façades dans les bureaux, des hommes sûrs d'eux qui boîtent
réparent leur sentiment d'humiliation à coup d'aventures extra-conjugales
ou vomissent à gros jet leur haine de l'autre
Les riches, les pauvres ne vivent pas la même langue
ne partagent pas la même histoire, ne fraient pas sur la même planète
où à peine
quand se heurtent les odeurs âcres et sures de leurs terreurs
les balles perdues que les mieux lotis espèrent
fracasser au sol plus faibles qu'eux
Grande fatigue, les fins de journée étouffantes se répètent
sous nos yeux crevés qui saignent
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