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mardi 3 février 2015

"...Les odeurs de pétard, les cris dans la rue
La musique vibrante des graines de cascavelle
Décembre, sa chaleur qui moire les peaux noires
La pluie chaude qui baigne nos rires effrontés
Mon frère qui me course d'un sourire troué
Nos corps en sueur qui s'écroulent dans l'herbe
La vie, fruit aigrelet, qui nous semble bien vert..."


extrait de Penser maillée, éditions du cygne, 2012

lundi 23 juin 2014

"Tu me dis
Viens
Suis-moi
Sortons des bois
N’aie pas peur

Tentons le monde
Ses artères, ses flux
Ses fièvres, ses anguilles
Regarde
En bas
La ville
Qui nous offre sa nuit

Tu as dans la paume
Une flamme
J’ai entre mes seins
Un homme

Nous brûlons en riant
Au milieu de la rue

Ta main et ma poitrine
Côte à côte
Face à face
L’une en l’autre

Et les voitures cabrent
Et les enfants hennissent
Et notre incendie cède

Il faut tout consumer
Pour trouver sous les cendres
Le cœur


Je n’ai pas peur"


extrait de Penser maillée, éditions du Cygne, 2012
toujours disponible en librairie ou via le site de l'éditeur

jeudi 12 septembre 2013

On en parle...

Dominique Boudou chronique mon recueil Penser maillée sur le site Recours au poème, et je l'en remercie.

"J'use mes regards, je polis ma langue / Sur des corps féminins saturés jusqu'à l'os ", écrit Murièle Modély dans Penser maillée paru aux éditions du Cygne. Voilà un recueil où le blanc de la page épouse en étreintes violentes le suint des corps mordus, ravinés, déchirés. Ici, " l'amour n'est pas un mot" mais un instinct brutal " écrasé de soleil ". Un soleil dur et coupant comme la lave de l'île de la Réunion où est né l'auteur. Mais comment le dire avec [une encre indicible] ? L'alphabet aussi est démembré et les souvenirs d'enfance ne sont que de " vieux restes ". Murièle Modély, comme Bernard Noël dans Extraits du corps, est un poète de la décomposition. La langue qui écrit n'y résiste pas davantage que la langue qui fouaille. " Vais-je totalement fondre dans les terres qui m'ont un jour portée ? ", écrit-elle. L'univers de Murièle Modély, si marqué soit-il par la solitude des âmes mortes, ne s'en ouvre pas moins aux promesses de l'horizon. [...]"

Lire la suite sur Recours au poème là