L'oeil bande
mardi 4 août 2026
Montrer les crocs
Mordre, rire, ployer, cabrer
Courber l'échine ou ruer
Rien n'y fait
Je finirai toujours
Épinglée sur la planche
Petite bête
Petite fille
Noire
Sous les regards
Des noizillons boiteux
Des folles de ponctuation
Des minaudeuses suintant De notes fausses.
Mais entends bien
Je resterai aussi
L'encre indélébile
Tenace
Noire
Sous le gras de leurs doigts
dimanche 15 mars 2026
petits oiseaux au bec pointu qui pilonnent
Dans la rue, la misère des corps et des mots monte
des hommes fouillent les poubelles, des femmes interpellent
des gâteaux rassis devant les boulangeries
Dans la rue, des silhouettes dessinent des ombres avides
devant les vitrines surexposées des magasins de centre ville
Derrière les façades dans les bureaux, des hommes sûrs d'eux qui boîtent
Les riches, les pauvres ne vivent pas la même langue
ne partagent pas la même histoire, ne fraient pas sur la même planète
dimanche 18 janvier 2026
vendredi 2 janvier 2026
Ne pas finir de dérouler le fil
Ne pas vouloir porter, supporter
Ne pas vouloir se soumettre
être ci
être ça
Cabrer sous les regards
Chercher toutes ses voix
être ici
être là-bas
Grincer des dents, juter du noir
Cracher de colère et d'émoi
être l'une
être l'autre
Ignorer la pitié et les regards
à agrandir l'atoll
jouisseuses
jouissives
Tenter de circonscrire
Déborder, façonner
caverneux
bilieux
mardi 2 décembre 2025
samedi 22 novembre 2025
samedi 15 novembre 2025
Retour de lecture Des figures et des corps en photos
C'était le vendredi 7 novembre 2025 à la médiathèque Saint-Cyprien (Toulouse), Des figures et des corps, Tarmac éditions
mardi 19 août 2025
dimanche 3 août 2025
une île ( ) l'île
pars
tout
c’est une escale ratée lors d'un voyage à Mayotte
c’est un corps qui s'émiette sur ta terre confisquée
c'est une administration encore, qui décide où tu vis qui tu es
c’est un océan qui fuit dans les boues de Garonne
c’est un chant d'oiseaux qui fait court-circuiter
tes neurones
que ton corps
retrouve
à la fenêtre
la chaleur tropicale, les couleurs saturées
tout
l’impossible retour
ce nœud à l’intérieur qui ronge
cette île, l'île qui devient songe
ce trou toujours plus grand par le poids des années.
dimanche 13 juillet 2025
"Des figures et des corps lu par Lieven Callant - revue Traversees
"[le] livre à travers diverses figures (énonciation, paratexte, palimpseste, points de vue) cherche à exprimer le plus lucidement, avec une réserve respectueuse, la mort. Pas n’importe quelle mort. Celle qui survient après s’être annoncée par la maladie. La mort qu’on refuse et qui pourtant frappe l’être que l’on aime. Un père, son père.
[...]
À partir de cette expérience, énoncer la vie, écrire, fait partie d’un processus jalonné d’efforts personnels, intimement liés à ce que nous sommes et que la maladie, la mort nous enlèvent malgré nous. Ce lent et difficile parcours traduit celui d’écrire un livre. À moins que ce soit l’inverse, l’exigence de l’écriture rend la vie invivable parce qu’elle n’est souvent pas capable de contourner les écueils. Dans ce qu’elle montre de nos structures sociétales, corps parfaits, bonheurs lisses, la vie ne fait plus de place pour la mort."
Lire la chronique complète là
mardi 10 juin 2025
dimanche 8 juin 2025
Retour sur "Des figures et des corps" par Florent Toniello
Extrait : "La poésie de Murièle Modély est toujours ancrée dans la chair. Aussi n’est-il pas surprenant que ce recueil s’ouvre sur une souffrance, par l’évocation d’un curieux syndrome dont le médecin consulté s’obstine à répéter qu’il est dans la tête. Et pourtant : « les crabes sont ces monstres qui n’en finissent pas / de grignoter la joie — leurs yeux / à facettes plantés / sur les fanes / de ta poitrine ». Décrire la douleur lorsque « la maladie de vivre n’est pas franche » n’a rien d’une sinécure, [...] Des figures et des corps nous propose ainsi le journal a posteriori d’un double deuil, celui du père et celui de la poésie, laquelle ne veut plus naître dans un monde de douleur. Après le décès, « on ne sent sous les doigts / que les croûtes de pensées / les cellules mortes des mots / amenées à tomber » ; les mois — les années, même… — passent, et « en grattant un peu, le mort perd / son r et ravive la langue d’un petit e / que le mot soit la motte de terre jetée / un matin tôt sur le cercueil du père »[...]"
dimanche 18 mai 2025
Retour sur Des figures et des corps sur Boojum
Un article sur Des figures et des corps, rédigé par Mathias Lair sur Boojum, webzine d'informations culturelles :
"… puisque tout corps est destiné à la vermine, l’auteure évoque les « petits vers frétillants », comme le firent en leur temps les poètes de l’âge baroque. Rien de morbide pour elle, puisque tout vivant est destiné à rejoindre « l’humus grouillant de vie ». J’y devine pour ma part une vision de la vie d’une belle humanité, on pourrait dire une philosophie dénuée de l’idéalisme pleurnichard hérité du christianisme. C’est dire que sous des dehors de simplicité, se manifeste une finesse de pensée que l’on pourrait qualifier de matérialiste"
Lire l'article complet là
jeudi 17 avril 2025
Parution le 18 avril : Des figures et des corps, éditions Tarmac
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| Des figures et des corps, éditions Tarmac, couverture de Sylvie Coupé-Thouron, préface de Christine Saint-Geours |














