Affichage des articles dont le libellé est Thierry Roquet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Thierry Roquet. Afficher tous les articles

samedi 4 mai 2013

Sans haine, ni arme, ni violence ni rien de tout ça (poème de Thierry Roquet)


"A trop écouter les
faits divers
à la télé

voilà que
le fantasme naît

y'en a toujours un qui
finit par retenir notre attention
plus que les autres

fourgon blindé / attaque d'un distributeur...

des fois on en parle
en se disant qu'on pourrait
faire la même chose
on plaisante bien sûr

et puis des fois
on y pense plus sérieusement

parce que pour se sortir
de la merde
y'a pas trente-six solutions
elle doit être radicale

sauf

qu'on se heurte
à de gros problèmes
logistiques
ça ok

&

surtout
de conscience

sous ce mot
peut-être
la lâcheté
va savoir

ou bien

le besoin qu'on en a
n'est-il pas encore
si désespéré qu'on croit

en attendant d' y voir plus clair
velléitaire
de toujours

je relis Curzio Malaparte
quelques pages
de sa "Technique du coup d'état"

ça peut servir
un jour ou l'autre
sait-on jamais..."


lundi 7 mai 2012

Pas toujours écrire...

...Lire aussi... de tout, dans l'ordre, le désordre, les oiseaux*, Les gênes, ton sourire etc.**

"[...] une pierre lourde, une lourde pierre, une lourdeur de pierre, une muraille sur le gilet la robe la culotte blanche les chaussettes, que tout soit là demain, à la même place."
Pierres, Perrine Le Querrec, in L'autobus n°7



"Elle vit avec une presqu'île dans la poitrine. Son mari nage près de ses côtes, dans le rouge sang de sa mer."
Immense et rouge, Marie Chartres, photographies de Akin Cetin , Les inaperçus, 2012

*nombreux et palpitants chez Marie Chartres
(tiens, en parlant d'oiseaux, j'en ai lu aussi  et  ce jour)
**de Thierry Roquet dans l'Autobus, le poème photographié est aussi de lui. L'illustration sur la photo est un collage de Philippe Lemaire


lundi 29 août 2011

Le quotidien du pain noir de Thierry Roquet

Aux éditions Koffmal (éditions made at home par l'auteur lui même), le nouveau recueil de Thierry Roquet.
Le poète nous fait entendre avec des mots simples, la petite musique de l'existence. C'est à la fois triste et doux... triste, parce qu'avec le temps, les choses devraient être moins pénibles et ce n'est pas le cas...

"Il va falloir payer les arriérés
Sans fuir par les escaliers
De secours - pas cette fois

Ainsi les hommes marchent sur la lune
quand d'autres ont les pieds
Dans la merde -jusqu'au cou"

et doux parce qu'il y a elle...
sa présence à elle partout autour

"Ton sourire quand je
Raconte une blague
Et ton baiser en me disant bonne nuit

Les mots entre nous
Si familiers et l'habitude
De les entendre d'une certaine manière"

Un goût de temps qui passe et qui laisse en bouche de la mélancolie...

Fabrice Marzuolo en parle beaucoup mieux que moi sur le blog de L'autobus ici
et pour lire la suite, on peut commander le recueil auprès de l'auteur, pour la modique somme de 4 €

mercredi 9 février 2011

Thierry Roquet, Comme un insecte à la fenêtre


Thierry Roquet déroule le quotidien, et le fil de sa sensibilité dans de courts poèmes.
Il observe. L'insecte à la fenêtre attire notre regard sur les petites choses, les sensations, l'apparemment anodin.

"Sur le balcon je fume
une clope
en regardant droit devant
les grands arbres, les pavillons
les badauds dans le parc
ensoleillé
[...]
et
l'espace d'un instant
je peux sentir
profondément comme
une sorte de tendresse
ahurie
vers le monde"

ça glisse, ça frôle aussi parfois le fantastique : l'étrange réhausse le banal.
Et c'est beau.

"La vieille dame s'est penchée
dans la rue à la recherche de je ne sais
quoi
un vieil homme s'est proposé pour l'aider
il s'est penché à son tour
puis tout un tas de vieilles dames
& de vieux hommes s'est accroupi
à quatre pattes
arpentant le trottoir de long en large
à la recherche de je ne sais quoi
..."

Et pour le lire, on peut l'acheter ,
Comme un insecte à la fenêtre, Thierry Roquet, éditions Gros textes, 2011, 6 €