samedi 2 juillet 2011

Entre les fentes #2










Et quand je plisse l'oeil
Je vois un rayon fauve
foudroyer
l'herbe sèche
un pavot
gerber rouge
sur la terre
un lézard
fouetter l'heure
immobile
laisser sur ma rétine
comme une cicatrice
une queue de reptile

*

c'est son membre coupé
qui  perturbe ma vue

dans le soleil
hallucinée
je fends
la chambre
le jardin
le trottoir
la rue

quelquefois
tu végètes couché sur les pierres
d'autres fois
je te vois comme si j'étais nue
mais le plus souvent
rien

j'arpente les yeux vides
les artères de la ville