Je continue avec
Ces missiles d'allégresse d'Anna Jouy. Comme souvent dans les textes d'Anna, de la jouissance à la lecture, chaque missile atteint sa cible quelque part entre là et là (vous laisse situer où ;). Jubilation de la lecture, grâce à la richesse des images qui déferlent. Anna m'a dit être "réalisatrice de poèmes", et c'est exactement ça, on la lit, et on se fait un film (sur grand écran of course)
extrait :
"tu sens la mauve mon amour la fleur aux dents et ce petit fracas de gel à soleil tapant
le grain d'orage le fruit trop mûr
la solitude
l'air des gares après le dernier train
le sable éteint du vin
le temps le temps le temps
qui sèche tout et dresse des sarcophages
[...]"
Ces missiles d'allégresse, Editions de l'Atlantique, collection Eros/Thanatos, 2011