lundi 2 juillet 2012

La boîte #2



La petite mélancolie du dimanche
qui saisit systématiquement
au retour

Les hoquets de la voiture
qui avalent férocement 
les ornières

La route qui file
la vie qui reprend
son cours


rien ne change*
ni le monde
ni les autres
ni la peur

ni l'attention stupide
de la fille dans le miroir
mon reflet

L'indifférence coulée
dans le trou à la place
du cœur


la mélancolie du dimanche ?


Mais aujourd'hui lundi
je plonge le stylet
dans la poitrine
profondément
jusqu'à buter la boîte


/


* tu as mis un astérisque parce qu'au fond tu sais bien que tu les emmerdes avec les élucubrations de ton crâne. tu sens bien que tout cela ne mène à rien, que tu, que je, qu'ils tournent en rond.

tes mots finalement ne vont nulle part. Ils jaunissent, s'accumulent, pâles lettres, entre de vieux tissus.tu mets un astérisque (et le lien qui va avec), pour le velours écarlate sur ta boîte de bois.