lundi 20 août 2012
Les cailloux
l'été, il y a les cailloux chauffés à blanc
contre ta joue tes cuisses sous mes talons
des pierres polis dans le lit sur les chaises
sous les carreaux du sol de la maison
comme il fait chaud et que tout fond
je sens à chaque pas rouler sous nos semelles
les cailloux ronds comme autant d'os blancs
une multitude de genoux qui tapissent
chaque centimètre carré de notre lieu d'habitation
-tu ne dis plus chez nous- l'ossuaire, avec vue sur la rue
supporte les claquements secs de nos hésitations
l'été, l'automne -en fait à chaque nouvelle saison
des cailloux tombent de ta bouche de la mienne
les mots hors de corps sèchent
toi d'un côté de la pièce moi de l'autre
à faire de nos minuscules pas de côté
une dessication brute de baisers
il y a les cailloux
et nos canines chauffées à blanc
