marches la nuit
le vide en son étreinte
baise tes paumes
l’abysse le soir
dans le lit dans le noir
n’effraie
aucune môme
tu mens
la nuit tu mens
dans l’oreiller tu feules
tes cris de chat
tu fais semblant
seize ou vingt ans
tu mens
après c’est le vieil âge
tu répètes à l’envi
cette incroyable phrase
l’histoire la même
toi collée aux barreaux
son corps embrasé chaud
enflamme la proie
le fauve sur le point
la tension qui distend
le temps
au fond de ta gorge
la gousse le grain d’ail
une épice entêtante
amère
sur le point de bondir
le désir sous tes ongles
sous la langue déjà
fermente
lire les poèmes précédents p. 61-70 dans le n°20 de la revue numérique Paysages écrits