dimanche 3 août 2014

"Elle n’est pas triste cette histoire. Ce n’est plus une histoire. A peine un acte. Celui de marcher et de rester planté là, à penser et repenser à ce temps où c’était une histoire."
Une main est aussi un poing, Stéphane Bernard

hier soir, juste avant le sommeil, dans ce moment fugace où parfois un poème surgit dans toute sa force et son unicité, à peine entraperçu aussi vite disparu, hier soir quelques mots (vers - ma tête est une pomme) ont passé très vite de l’œil à l'oreille.
ce poème n'est déjà plus (il n'a jamais vraiment été), mais je sais qu'il était question du mot qui manque, pour dire, comprendre quelque chose d'essentiel, alors que peut-être au fond ma langue ne veut que faire.

tout cela au réveil me paraît étrange, plus le temps passe plus j'ignore d'où viennent mes poèmes, ce qu'ils veulent dire. le poème d'hier soir évidemment m'échappe, mais en lisant les mots de Stéphane Bernard, je songe à l'acte à la place de l'histoire (j'utilise un autre déterminant, et cela change tout n'est-ce pas ?). je repense aussi au post de Dominique Boudou : "La métaphore. Cette impuissance de la poésie. Enrobée." les mots des uns, des autres tissent des fils mystérieux, impriment mais n'éclairent rien du chemin incertain.

je me demande ce que veulent réellement dire, faire, les foisonnements d'images dans mes poèmes, quel trou au fond veulent-il combler ?