vendredi 24 juillet 2015

j'aimerais sur la page quelque chose de violent, de fort, de brutal
que la chose qui crame à l'intérieur dessine sur le papier
de longues traînées violettes
que ça gratte les yeux et les doigts de celui qui me feuillette
j'aimerais écrire avec mon ventre
que chacun sente page après page
le glissement glaireux et moite qui soulève l'estomac
que ça laboure en dedans,la bouche ou l'oreille
seulement voilà ce qui brûle à l'intérieur n'est qu'une chosette
un feu de paille que l'écoulement de la vie comme elle va
(métro boulot dodo -les mots ne sont même pas de moi)
éteint dans un bruit pathétique de pet mouillé