elle dit je suis heureuse de ne plus me soucier de vous
sa bouche laisse tomber sur la nappe des pierres
de toutes les formes
de toutes les tailles
des rocs épais comme des spasmes
dont elles s'échinent à discerner
les contours entre les quatre coins de la table
et la plus jeune pose ses mains sur ses genoux
où les rocs ont laissé de profondes entailles
l'aînée appuie ses deux mains contre ses seins
pour atténuer un peu le choc des cailloux
toutes deux regardent en tremblant
tout en en haut de la montagne
à travers les roseaux
le trou
immense et insondable
laissé par leur éboulement