dimanche 4 juin 2017

je dois continuer à écrire
poser mes cailloux sur chaque parcelle de ma peau
sur ma bouche, mes yeux, ma rotule, mon cheveu
des cailloux ronds, des cailloux blonds
des gris, des  aigus, des graves
chacun déroulant sa syllabe
faisant de mon corps une phrase
et tant pis si je ne veux rien dire
tant pis...
n'y a-t-il pas de la beauté à faire des ricochets
sur la surface irisée de la page ?