chaleur torpeur vacance(s)
sur le bitume
cela sent (presque) la crème
solaire
film ténu sur la peau
miroir renvoyant les rayons
de corps chauds
nous croisons des soleils
à chaque coin de rue
qui aveuglent
et nous poissent
de leur caramel trop cuit
mais rien ne tient
la peau fond
laisse à nue
la pensée ralentie
qui coule glue
les cuisses
les mollets
coagule dans un sirop épais
nos joies
nos vers emmêlés
l'odeur de cramé qui suinte
des fissures des villes
propres
blanches
récurées jusqu'à l'os
pour nous offrir l'été