Nos morts sont de petits cailloux qui tombent de nos bouches
Ils cognent le plateau dans des rires essoufflés
des phrases inachevées, des silences pleins ou vides
Ils s'empilent comme des cairns instables à nos pieds
Nous savons qu'en partant notre pas sera un peu moins ferme
Mais le ciel est bleu et le soleil ardent
nous fait tenir debout