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en grattant un peuon arrache les petites peaux
l’épiderme, le derme
on atteint l’os puis la moelle
on y trouve et s’y mêlent
les aïeux morts et
les enfants vivants
en grattant un peu
en lieu et place des veines
une écorce nouvelle où les morts
sont des nœuds irisés
fendant le bois d’ébène
en grattant un peu, le mort perd
son r et ravive la langue d’un petit e
que le mot soit la motte de terre jetée
un matin tôt sur le cercueil du père
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Des figures et des corps (extrait) - A paraître