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| (c) Eric Antoine - une vidéo sur son travail photographique à voir ici |
samedi 21 septembre 2013
mercredi 18 septembre 2013
dimanche 15 septembre 2013
Actus
Quelques uns de mes poèmes sont à (re)lire dans le n°154 de Verso (numéro intitulé Fissure dans la paupière).
Extraits mis en bouche
un poème d'Anne K.
"Quand tu pèles l'oignon
Strate après strate verte ou blanche
Jusqu'au coeur luisant net et sec
Tu ne pleures plus, pelées aussi les larmes.
Reste devant toi la vitre raclée par le vent,
Au-delà de laquelle la distance seulement
De sept étages entre ton lit et la mort.
Cet espace parcouru dans la tête, vertigineux :
Tu vis encore."
extrait d'un de mes poèmes
"peut-être que le mot béton revient comme un leitmotiv
dans mes poèmes et dans nos phrases
pour bien te rappeler combien je suis friable
cette mauvaise poussière qui encombre tes bronches
tu vois, c'est un peu moi
la grise
la tourmente
tu craches dans ton mouchoir
ton coeur
ton ventre
et je finis dans ta bouche petite toux
insistante"
Et aussi une de mes séries sur le blog de Jean Louis Millet, Au hasard des connivences : art & poésie à quatre mains, que je vous invite par ailleurs à visiter de fond en comble.
Extraits mis en bouche
un poème d'Anne K.
"Quand tu pèles l'oignon
Strate après strate verte ou blanche
Jusqu'au coeur luisant net et sec
Tu ne pleures plus, pelées aussi les larmes.
Reste devant toi la vitre raclée par le vent,
Au-delà de laquelle la distance seulement
De sept étages entre ton lit et la mort.
Cet espace parcouru dans la tête, vertigineux :
Tu vis encore."
extrait d'un de mes poèmes
"peut-être que le mot béton revient comme un leitmotiv
dans mes poèmes et dans nos phrases
pour bien te rappeler combien je suis friable
cette mauvaise poussière qui encombre tes bronches
tu vois, c'est un peu moi
la grise
la tourmente
tu craches dans ton mouchoir
ton coeur
ton ventre
et je finis dans ta bouche petite toux
insistante"
Et aussi une de mes séries sur le blog de Jean Louis Millet, Au hasard des connivences : art & poésie à quatre mains, que je vous invite par ailleurs à visiter de fond en comble.
vendredi 13 septembre 2013
La nouvelle saison d'Une étoile dans la gorge a repris :
vous pouvez écouter l'émission radiophonique poético-musicale n°1.2
de Franck Oslo Deauville sur le site dédié
Enjoy it !
jeudi 12 septembre 2013
On en parle...
Dominique Boudou chronique mon recueil Penser maillée sur le site Recours au poème, et je l'en remercie.
"J'use mes regards, je polis ma langue / Sur des corps féminins saturés jusqu'à l'os ", écrit Murièle Modély dans Penser maillée paru aux éditions du Cygne. Voilà un recueil où le blanc de la page épouse en étreintes violentes le suint des corps mordus, ravinés, déchirés. Ici, " l'amour n'est pas un mot" mais un instinct brutal " écrasé de soleil ". Un soleil dur et coupant comme la lave de l'île de la Réunion où est né l'auteur. Mais comment le dire avec [une encre indicible] ? L'alphabet aussi est démembré et les souvenirs d'enfance ne sont que de " vieux restes ". Murièle Modély, comme Bernard Noël dans Extraits du corps, est un poète de la décomposition. La langue qui écrit n'y résiste pas davantage que la langue qui fouaille. " Vais-je totalement fondre dans les terres qui m'ont un jour portée ? ", écrit-elle. L'univers de Murièle Modély, si marqué soit-il par la solitude des âmes mortes, ne s'en ouvre pas moins aux promesses de l'horizon. [...]"
"J'use mes regards, je polis ma langue / Sur des corps féminins saturés jusqu'à l'os ", écrit Murièle Modély dans Penser maillée paru aux éditions du Cygne. Voilà un recueil où le blanc de la page épouse en étreintes violentes le suint des corps mordus, ravinés, déchirés. Ici, " l'amour n'est pas un mot" mais un instinct brutal " écrasé de soleil ". Un soleil dur et coupant comme la lave de l'île de la Réunion où est né l'auteur. Mais comment le dire avec [une encre indicible] ? L'alphabet aussi est démembré et les souvenirs d'enfance ne sont que de " vieux restes ". Murièle Modély, comme Bernard Noël dans Extraits du corps, est un poète de la décomposition. La langue qui écrit n'y résiste pas davantage que la langue qui fouaille. " Vais-je totalement fondre dans les terres qui m'ont un jour portée ? ", écrit-elle. L'univers de Murièle Modély, si marqué soit-il par la solitude des âmes mortes, ne s'en ouvre pas moins aux promesses de l'horizon. [...]"
Lire la suite sur Recours au poème là
mercredi 11 septembre 2013
Je fais court.
Juste
pour te dire, qu'un jour tu te trouveras seule. Crois-moi, les mots ne
réchauffent personne. Ce ne sont pas eux qui frotteront tes pieds le
soir, dessous les draps. Jamais ils ne te baiseront les seins, à travers
ton corsage. Ils ne hurleront pas à ton oreille, c'est sûr, mais ils ne
la lècheront pas non plus... Les mots que tu aimes tant, qui brouillent ton regard, te dévorent, et me gerbent, ne te feront pas la conversation. Même pas un petit échange insignifiant. Tu n'auras même pas ça, les banalités sur la pluie, le beau temps, le monde qui va mal, le monde qui va bien, ou encore tes enfants, qui sont aussi les miens...
Je fais court, je pars.
Un jour, tu cesseras d'écrire. A cause de tes mains tremblantes, de ta mémoire défaillante, de ta vue basse, ou peut-être simplement parce que tu n'auras rien à dire. Rien de plus en tout cas, que tu n'aies déjà dit. Ce jour là pense à moi, à combien je t'aimais. Et mange ce papier, si tu l'as conservé...
première publication juin 2011
mardi 10 septembre 2013
dimanche 8 septembre 2013
mercredi 4 septembre 2013
lundi 2 septembre 2013
dimanche 1 septembre 2013
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