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| Union Libre by Léon Ferrari, 2004 (poem by André Breton embossed in Braille on a photograph) |
dimanche 15 décembre 2013
lundi 9 décembre 2013
Nous sommes allongés dans l'herbe, il
n'y a pas d'oiseaux
Nous flottons dans la cage, où les arbres nous ceignent
Dehors c'est la ville, derrière les barreaux
Des jambes filent le flux fatigué des ruisseaux
Et j'ai ouvert la bouche, pour avaler la terre, cernée par le béton
Et j'ai ouvert la bouche, pour avaler la mer, et nous nous y noyons
Au-dessus du jardin, de nos corps, le soleil
Me voilà sidérée par ta facilité à le multiplier
Nous flottons dans la cage, où les arbres nous ceignent
Dehors c'est la ville, derrière les barreaux
Des jambes filent le flux fatigué des ruisseaux
Et j'ai ouvert la bouche, pour avaler la terre, cernée par le béton
Et j'ai ouvert la bouche, pour avaler la mer, et nous nous y noyons
Au-dessus du jardin, de nos corps, le soleil
Me voilà sidérée par ta facilité à le multiplier
Dehors il fait si sombre, il pleut, il
pleut des cendres
Combien de temps ici pourrons-nous divaguer ?
Nous sommes allongés dans l’herbe
Tu arraches d’un ongle un bouton de ma robe
Tu empoignes d’un rire l’herbe sous mes genoux
Sur mon visage tombe de la terre et des nœuds
Comment défaire ici tout ce qui nous émeut ?
Et j’ai ouvert la bouche, pour boire la motte froide
Et j’ai ouvert la bouche, j’ai bu, nous avalons
Le jardin minuscule, la nacre, la chlorophylle
Nous devenons ce trou où s'écroule la nuit
Combien de temps ici pourrons-nous divaguer ?
Nous sommes allongés dans l’herbe
Tu arraches d’un ongle un bouton de ma robe
Tu empoignes d’un rire l’herbe sous mes genoux
Sur mon visage tombe de la terre et des nœuds
Comment défaire ici tout ce qui nous émeut ?
Et j’ai ouvert la bouche, pour boire la motte froide
Et j’ai ouvert la bouche, j’ai bu, nous avalons
Le jardin minuscule, la nacre, la chlorophylle
Nous devenons ce trou où s'écroule la nuit
"Et je pense à un couteau, qui trancherait net ce que nous cachons"
Dominique Boudou, Quand ta mère te tue, n&b/ Pleine Page éditeurs, 2007, p.24
vendredi 6 décembre 2013
jeudi 5 décembre 2013
mardi 3 décembre 2013
[,]
parfois, quelque chose
file, dans les poumons, l'espace, entre l'inspiration et l'expiration,
de la page, contre ses lèvres, tu ne sais pas vraiment,
parfois, un postillon tombe, la phrase chute, fait une boucle, sursaute, accroche
cœur, sur le menton,
mercredi 27 novembre 2013
vendredi 22 novembre 2013
tout n'est pas
si gra
ve
si dram
atique
si
tout n'est pas
si
com
pliqué
c'est le petit ballet dans le gras de la joue
incisive canine molaire
(un pas en avant / un pas en arrière)
molaire canine incisive
(aller / retour)
tout
n'est
pas
si
affreu
sement
triste
écoute
les syllabes jouer
de leur partition
dans les bouffées d'air
écoute
les notes tomber
la peau des émaux
dans le campanile
écoute sous la glotte
l'eau
qui
p(l)eut
si gra
ve
si dram
atique
si
tout n'est pas
si
com
pliqué
c'est le petit ballet dans le gras de la joue
incisive canine molaire
(un pas en avant / un pas en arrière)
molaire canine incisive
(aller / retour)
tout
n'est
pas
si
affreu
sement
triste
écoute
les syllabes jouer
de leur partition
dans les bouffées d'air
écoute
les notes tomber
la peau des émaux
dans le campanile
écoute sous la glotte
l'eau
qui
p(l)eut
jeudi 21 novembre 2013
ce goût métallique au fond de ta gorge, c'est le reste d'alcool,
l'humeur fléchissante, les jours passent et se ressemblent, qui macère,
fermente, contre tes papilles. tu pleures, pleurniches, songes, saveur
de chlorophylle, au champ illimité, l'herbe verte et mouillée, que tu
tenais en bouche, d'un seul tenant, et dans un seul, de tes sourires. ce
vieux goût de ferraille, c'est la commutativité aujourd'hui disparu :
lui, toi, avant, après, le signe égal entre futur et passé. c'est cette
opération d’accommodation du complexe avec le réel, des complexes avec
le réel, à une lettre près, tu la sens bien ta langue, se balancer au
crochet du boucher. c'est, dans l'écartement des mâchoires, l'haleine passée
et repassée, par toutes ses phrases, que tu ne peux finir, tu tentes
quand même, et il, te regarde, petite bête étrange, qui sent un peu
l'orage, et il, t'écoute, tes mandibules habiles sous tes chants
malhabiles, ou le contraire. ce goût de rouille dans ta bouche, ce sont les mots qui crament, le grand brasier d'émail.
mercredi 20 novembre 2013
incompréhensible
comme tous les matins tu vas écouter la radio lire les journaux ouvrir la bouche saisir comprendre tenter pendant que l'autre la poreuse continue à tes côtés ou dedans éponge de tremper son corps mou dans l'incompréhensible du jour
dimanche 10 novembre 2013
samedi 9 novembre 2013
mardi 5 novembre 2013
Lecture | Bibliothèque de Bacalan | 8 novembre... par Quani
En compagnie de Gérard Hello à la guitare, de Zhirayr Markaryan au doudouk,
Brigitte Giraud et Dominique Boudou ont lu à la bibliothèque de Bacalan :
Thomas Vinau
Perrine Le Querrec
Murièle Modély
Anna de Sandre
Jean -Baptiste Pédini
Claire Massart
Cécile Guivarch
Profitez !
lundi 4 novembre 2013
dimanche 3 novembre 2013
Gelée rouge n°3 : Déviances & Folie
Un de mes poèmes dans la revue Gelée rouge
Vous pourrez y lire (voire entendre) aussi Jean-Christophe Belleveaux, Perrin Langda, Cécile Richard, Vincent, et bien d'autres encore !
Vous pourrez y lire (voire entendre) aussi Jean-Christophe Belleveaux, Perrin Langda, Cécile Richard, Vincent, et bien d'autres encore !
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