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| (c) Kirsty Mitchell |
jeudi 17 avril 2014
coll(ect)age
Il n’a pas posé un grillage. Il a déversé une fange. pour exclure "les cookies, les
chips, les boissons énergisantes, les sodas, les fruits de mer et la
viande" de la liste des denrées que l’on peut acheter avec des bons
alimentaires. la France «prête à se mobiliser» "Voyez-vous, gouverner c’est avoir rendez-vous avec la réalité." en Allemagne, ce sont plus de 3 millions de personnes qui
travaillent, mais ne gagnent pas assez pour se chauffer correctement,
qui ne mangent pas à leur faim, et qui ne partent certainement pas en
vacances l'assistanat est aujourd'hui l'un des des vrais cancers de la société Un assistanat à plus de 7000€ brut par mois, tout de même Putain si c'est pas un mois d'avril du tonnerre
mercredi 16 avril 2014
Nous jouons aux cartes
Dans les mains nous n'avons que nos doigts
Un bien mauvais jeu à mettre sur la table
Nous avons aussi nos jambes
Pour fuir à toute allure
Mais quelle est la règle ?
Dans quelle langue s'écrit le mode d'emploi ?
Le plateau est étroit
Si nos pas s'emballent
Nos phrases en restent là
Nous jouons
Comme si nous avions le choix
Dans les mains nous n'avons que nos doigts
Un bien mauvais jeu à mettre sur la table
Nous avons aussi nos jambes
Pour fuir à toute allure
Mais quelle est la règle ?
Dans quelle langue s'écrit le mode d'emploi ?
Le plateau est étroit
Si nos pas s'emballent
Nos phrases en restent là
Nous jouons
Comme si nous avions le choix
je rêve que l'oiseau de nos lèvres retrouve le chemin
nous ne nous connaissons pas tu ris
tes dents nous servent de perchoir
le chant est franc mes côtes sont ouvertes
j'ai perdu la clé il est impossible de retenir le ciel
nous picorons je suis à tes côtés
à coup de bec nous descendons
la vague bleue électrique
à coup de mots dans l’œsophage
nos battements affolés sur les miettes de pain
dans la forêt je rêve
que l'oiseau nous défausse
nous ne nous connaissons pas tu ris
tes dents nous servent de perchoir
le chant est franc mes côtes sont ouvertes
j'ai perdu la clé il est impossible de retenir le ciel
nous picorons je suis à tes côtés
à coup de bec nous descendons
la vague bleue électrique
à coup de mots dans l’œsophage
nos battements affolés sur les miettes de pain
dans la forêt je rêve
que l'oiseau nous défausse
lundi 7 avril 2014
dimanche 6 avril 2014
Ils riaient avec leur bouche de Michel Thion #lire
"Elle me prenait dans ses bras avant elle me bougeait doucement. Bateau
elle disait bateau. Après elle me jetait par terre en ouvrant grand sa
bouche pour crier et elle me tapait avec son pied. Et je voyais dans sa
bouche au fond une deuxième petite langue remuer doucement.
Un jour je lui ai mordu le pied alors elle m'a plus jamais pris dans ses bras. J'avais son sang dans ma bouche et je disais pardon pardon mais quand même elle m'a plus jamais pris"
Un jour je lui ai mordu le pied alors elle m'a plus jamais pris dans ses bras. J'avais son sang dans ma bouche et je disais pardon pardon mais quand même elle m'a plus jamais pris"
Ils riaient avec leur bouche, Michel Thion, Cheyne éditeur, 2006
dimanche 16 mars 2014
samedi 8 mars 2014
| (c) Bruno Legeai -d'autres photos illustrant Rester debout au milieu du trottoir peuvent être vues en bonne définition dans l'édition numérique du recueil |
mercredi 5 mars 2014
mardi 4 mars 2014
y penser
mais
imperméable
sourire
montrer les dents sourire
puis
prêter le flanc
rester
silhouette maladroite
cuir
outre
pleine
mais
ne rien laisser passer
tendre être sur le point
presque gicler s'en défendre
encore sourire
juste
faire semblant
adopter la voix douce
sucrée faire la mièvre
singer croire
devoir être
tout sourire y penser
et c'est tout
mais
imperméable
sourire
montrer les dents sourire
puis
prêter le flanc
rester
silhouette maladroite
cuir
outre
pleine
mais
ne rien laisser passer
tendre être sur le point
presque gicler s'en défendre
encore sourire
juste
faire semblant
adopter la voix douce
sucrée faire la mièvre
singer croire
devoir être
tout sourire y penser
et c'est tout
lundi 3 mars 2014
y penser tout le temps crache crache y penser gerbe tout le temps le poids son regard ses mots les mots les mots taches tâche dans ta peau y penser les coups de couteaux entailles entaille va vient tout le temps s'agirait de se sortir le doigt du cul pilonne l'oreille la bouche y penser par tous les trous l'oreille la bouche vomis gicle tout le temps y penser dedans dehors dehors dedans apprends ton texte avale étouffe recommence dis crache recommence barbouille recommence dégueule recommence y penser recommence tout le temps
lundi 24 février 2014
Le jardin sauvage ana nb
"quelque chose commence avec une intense une intensité une intensité
aigue comme un accent sans sentiment -
un accent de péril - dans une traversée
de terre obscure - sans
une tache de paradis – ici les fleurs ne sont pas des pluies de pétales
avance – ne te retourne pas sur la première phrase
je vois – la mère la
mère mordeuse planter sa bouche les dents hors de sa bouche sur la peau de son
enfant – je vois – la dentition blanche bordée de rouge délicat de rouge –
fleur entrer dans la chair fragile de l'avant – bras – je vois les yeux de
l'enfant les yeux de l'enfant dans l'eau des larmes – je vois la mère la mère
mordeuse essuyer ses lèvres rouge – fleur d'un geste répété – je vois les yeux fermés de l'enfant
– j'entends la voix de la mère mordeuse – j'entends sa voix – lala mon enfant
dort lala mon enfant tourne dans mes bras lala mon enfant dort..."
Lire la suite de is god dead ? sur le blog Le jardin sauvage d'ana nb
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