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| © Soraya Hocine, Série: Serai-je vivant demain plutôt qu’aujourd’hui? |
dimanche 3 janvier 2021
samedi 2 janvier 2021
Du neuf côté revues : Vol n°5 ; Le ventre et l'oreille n°6
En actu, participation à deux revues : la revue toulousaine Vol (5è numéro) et la revue d'Emmanuel Desestré et Orianne Hurstel Le ventre et l'oreille (numéro 6 en ligne)
En savoir + :
-Page facebook de la Revue Vol & le mail pour commande :volrevuvol@gmail.com
-Site de la revue Le ventre et l'oreille
vendredi 1 janvier 2021
Le Serveur Vocal Poétique de la Cie Home Théâtre
Le Serveur Vocal Poétique (SVP), création de la Cie Home Théâtre, est un numéro de téléphone gratuit qui permet d’écouter des poèmes lus par leurs auteurs/trices ou par des comédiens.
mercredi 30 décembre 2020
Film en N&B
doit tout simplement entrer
dans la littérature
par la petite porte, par la petite peau
comme cette femme noire
invisible
collée contre le mur
par le bruit des mastications
de madame, de monsieur
attendant tous les sens aux aguets
le bruit de la clochette pour courir (sans un bruit)
- madame dit de faire vite (sans poser le talon)
dans la cuisine chercher le rôti ou la tourte
peut-être que la poésie est cette femme invisible
noire qui écoute les chuintements, lapements
claquements de langue
déglutitions lentes ou rapides
cliquetis de fourchettes, odeurs de rots masqués
cette femme noire invisible
réceptacle attentif à la présence
des corps sans filtre
de monsieur, de madame
peut-être que la poésie
est cette mise à nu
noire
sur blanc
samedi 7 novembre 2020
User le bleu - On en parle
Dominique Boudou a lu mon nouveau recueil User le bleu suivi de Sous la peau aux éditions Aux Cailloux des Chemins. Il a publié un retour de lecture sur son blog.
Extrait : "La poésie s'aventure de plus en plus souvent dans les sables mouvants du monde du travail. Peut-être faut-il y voir un précipité de notre modernité épuisée par l'absurdité de la condition humaine soumise comme jamais à la compétition. Avec User le bleu, Murièle Modély ne métaphorise ni les gestes ni les discours qui font courber l'échine au bureau ou ailleurs. Du collègue de base jusqu'au N+1 chapeauté par son N+2 les yeux rivés sur les objectifs à atteindre..."
La suite par là
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Le poète et revuiste Patrice Maltaverne chronique aussi mon recueil sur son blog Poésiechroniquetamalle :
" Si "Sous la peau" parle davantage des relations familiales (mère fille, fille mère), "User le bleu" évoque avec insistance le monde du travail, son côté très absurde, avec ses sentiments qui n'arrivent pas à sortir (ici, au travail, comme ailleurs, en dehors du boulot), car ce n'est jamais le moment et pas la place. Murièle Modély montre tout simplement l'incommunicabilité qui existe entre les êtres."
Je les remercie tous deux
mardi 13 octobre 2020
Lichen
Quand le dermatologue t'a révélé le nom de ta maladie
tu as éclaté de rire
comme tu aurais pu pleurer
ce n'est tout de même pas courant
que le corps nous assène d'un mot
notre vraie nature
eh oui, tu étais une souche
un vieux morceau de bois
mort
humide
couvert d'un lichen plan
- et cet adjectif plan
était la cerise sur le gâteau pour toi
qui ne tenais pas droite
Extrait de User le bleu, suivi de Sous la peau, éditions Aux cailloux des chemins
samedi 26 septembre 2020
Parution de User le bleu, suivi de Sous la peau
Mon nouveau recueil est sorti !
Chez un tout nouvel éditeur né sur les bords de Garonne (sacré pari en ces temps moroses : la vie, les mots plus forts que tout ! :)
Cela s'appelle User le bleu, suivi de Sous la peau, avec une lithographie de l'artiste Cendres Lavy...et c'est Aux Cailloux des Chemins
Et je remercie chaleureusement les éditeurs de me permettre d'être à leurs côtés pour le début de cette aventure !
Et voilà ce qu'a dit Hervé Gouault, l'un des éditeurs, de ce nouveau livre :
"Lire Murièle Modély, c'est accepter que tout se renverse ou ne pas la lire vraiment.
Ses vers lisent en vous par des détours que vous ne sembliez pas connaître. Et puis ils demeurent en vous. C'en est étonnant de légèreté et de profondeur, d'immanence et d'anecdotique. Leur tissu vous couvre la peau et en-dessous.
Il y aurait du tragique dans cette affaire mais vous partez d'un fou rire, comme ça, en retour de vers.
Surtout si vous laissiez les vers crier de votre bouche, entre plaisirs enfantins et jeux d'adulte.
Il s'agit du jeu à être, à vivre malgré toutes ces lourdeurs, cet absurde, en soi, au travail, partout, tout le temps."
Vous pouvez vous le procurer sur le site de l'éditeur
Si vous souhaitez soutenir ce projet un peu fou (il faut bien l'être pour publier de la poésie... et aussi à venir des œuvres graphiques (c'est l'autre axe de leur maison !) adhérez à l'association de la maison d'édition
samedi 18 juillet 2020
mercredi 1 juillet 2020
qu'il me manque une brique ou deux au niveau de l'épaule
*
dans la rue nous sommes nombreux à balader nos fissures
ça coule en petits chhhh chhhh, ou en crrrr crrrr
des bruits qui grincent, qui craquent, qui claquent
qu'on ne prononce pas
alors on fait semblant, et
on laisse derrière soi des traînées crayeuses, des humeurs baveuses
on se fait des sourires, on dit bonjour
on fuit quand même
*
parfois on colmate
on fait un enfant ou deux, et
on utilise leurs rires ou leurs larmes comme plâtre
cela marche un temps, puis ils grandissent
ils s'en vont sur les chemins tracer leurs propres entailles
avec des pierres coupantes
alors on reste un peu triste
sauf les dimanches
quand on se retrouve tous ensemble à table
à tenter de remplir à la cuillère ou d'une phrase
nos trous
lundi 8 juin 2020
On en parle
Dans son éditorial du 26-05-2020, il dit ceci :
« Je m'attarde sur deux publications:
1 - Feu de tout bois avec des illustrations de Sophie Vissière (10 € à commander à Nouveaux Délits, Létou, 46330 Saint-Cirq-Lapopie),
[...]
dimanche 24 mai 2020
samedi 23 mai 2020
rouler comme des cailloux
sous la chaussure
accrocs tenaces dans la marche du jour
on avance
le soleil brille
rien ne s’arrête
*
Parfois on entend le cœur rouler
comme une pierre dans la poitrine
et tout résonne, et tout s’échine
à donner sens à nos échos
est-ce la voix ? est-ce la peau ?
il pleut
nos côtes nourrissent
l’herbe sauvage
des trottoirs sales et inégaux
*
Parfois le poème est aride
il ratatine comme la peau d’un fruit
derrière la vitre
l’été est chaud et moite
la pensée est avide
rien n’étanche les gorges sèches
mercredi 6 mai 2020
lundi 27 avril 2020
mercredi 25 mars 2020
mercredi 11 mars 2020
- c'est ça que tu as dit, terriblement surpris
eh oui, je suis douée
tu vois ma peau sait elle aussi
dévorer le soleil
à pleines dents encore
tu vois sur le bleu de la nuit
mes trente et quelque perles
qui roulent quand je ris
et je ris fort
souvent
et ta bouche fend aussi
- c'est l'été !
la tranche rouge d'un fruit
pourtant de toi à moi
si on réfléchit bien
il n'y a pas de quoi rire, hein
j'ai écrit dernièrement
- je te l'ai lu au lit
qu'il pleuvait des cadavres
qu'une peau chassait l'autre
tu lisais ton journal
je jetais par défi
mon œil
par dessus ton épaule
mon regard noir comme le creux du ciel
mangeait ton duvet doux et les tristes nouvelles
mais je suis douée - tu l'as dit, je le crois
je ramasse mon œil
dépose ma cervelle
sors tout l'attirail
la courbe, l'anguleux,les lignes droites
mes hanches, mes oreilles et ma langue
essaime














