mercredi 27 novembre 2013

vendredi 22 novembre 2013

tout n'est pas
si gra
         ve
                            
si dram
            atique

                            si
    tout n'est pas

                   si
                           com
                                   pliqué
     

c'est le petit ballet dans le gras de la joue
incisive     canine     molaire
(un pas en avant / un pas en arrière)
molaire     canine     incisive
(aller / retour)


tout
n'est
pas
si
affreu
sement
triste


écoute

les syllabes jouer
de leur partition
dans les bouffées d'air

écoute

les notes tomber
la peau des émaux
dans le campanile

écoute sous la glotte
         l'eau
         qui
         p(l)eut


jeudi 21 novembre 2013

(c) Anna Higgie - Map man

ce goût métallique au fond de ta gorge, c'est le reste d'alcool, l'humeur fléchissante, les jours passent et se ressemblent, qui macère, fermente, contre tes papilles. tu pleures, pleurniches, songes, saveur de chlorophylle, au champ illimité, l'herbe verte et mouillée, que tu tenais en bouche, d'un seul tenant, et dans un seul, de tes sourires. ce vieux goût de ferraille, c'est la commutativité aujourd'hui disparu : lui, toi, avant, après, le signe égal entre futur et passé. c'est cette opération d’accommodation du complexe avec le réel, des complexes avec le réel, à une lettre près, tu la sens bien ta langue, se balancer au crochet du boucher. c'est, dans l'écartement des mâchoires, l'haleine passée et repassée, par toutes ses phrases, que tu ne peux finir, tu tentes quand même, et il, te regarde, petite bête étrange, qui sent un peu l'orage, et il, t'écoute, tes mandibules habiles sous tes chants malhabiles, ou le contraire. ce goût de rouille dans ta bouche, ce sont les mots qui crament, le grand brasier d'émail.
(c) Anna Higgie - Map girl

mercredi 20 novembre 2013

incompréhensible

comme tous les matins tu vas écouter la radio lire les journaux  ouvrir la bouche saisir comprendre tenter pendant que l'autre la poreuse continue à tes côtés ou dedans éponge de tremper son corps mou dans l'incompréhensible du jour

dimanche 10 novembre 2013

mardi 5 novembre 2013


Lecture | Bibliothèque de Bacalan | 8 novembre... par Quani


En compagnie de Gérard Hello à la guitare, de Zhirayr Markaryan au doudouk,
Brigitte Giraud et Dominique Boudou ont lu à la bibliothèque de Bacalan :

Thomas Vinau
Perrine Le Querrec
Murièle Modély
Anna de Sandre
Jean -Baptiste Pédini
Claire Massart 
Cécile Guivarch

Profitez !

lundi 4 novembre 2013

dimanche 3 novembre 2013

Gelée rouge n°3 : Déviances & Folie

Un de mes poèmes dans la revue Gelée rouge
Vous pourrez y lire (voire entendre) aussi Jean-Christophe Belleveaux, Perrin Langda, Cécile Richard, Vincent, et bien d'autres encore !

jeudi 31 octobre 2013

vendredi 25 octobre 2013

source

mardi 22 octobre 2013

Paysages écrits n°19



Le site de la revue de Sanda Voïca et Samuel Dudouit

La nécessaire illisibilité du poème - Jean-Marc Undriener

"L’écriture n’est pas une passion, pas plus qu’elle n’est un loisir ou un passe-temps. C’est l’expulsion de quelque chose de véritablement encombrant. Ça peut générer du plaisir, certes, ou du soulagement, ou aider à respirer mieux, mais se révéler aussi pénible, douloureux. C’est le prix de ce travail. Je vois l’écriture plus comme un phénomène ou une fonction d’excrétion que de création."

Jean Marc Undriener
Lire l'article en entier sur son blog fibrillations

dimanche 20 octobre 2013

Le trou

cette histoire de trou commence à bien faire
tu dis
tout en bas du puits ça tombe, tu dis
ça ne fait que ça

ça chute et tu restes tendu tendue
avec ou sans e tu penses
cela ne change rien
les pensées tombent
tu n'atteins pas le fond

ça grandit grignoté e que tu es
par la colère, la peine, deux faces identiques
de la pièce dont tu attends longtemps
le ricochet au sol
le trou n'a pas de fond

/

voilà comment se répète
tu dis
la mécanique des chairs
cette puissante affaire
de mots
à dents
qui mordent, grignotent, tricotent
des boules, des nœuds
dans le pylore, l'œsophage
des phrases
la petite chimie des corps
sous les solvants

/

au delà de la vitre, bien sûr, tout continue
l'espace se remplit
le boulanger cuit son pain
une voiture démarre
un homme pénètre une femme
un oiseau crie

il y a la masse noire qui diffracte la vie
les camaïeux, l'orange, qui dévorent la nuit
au delà de la vitre, le jour commence
les bords irréguliers de la chair dentelée


publication initiale sur Le livre à disparaître
(dans une version légèrement différente)

mercredi 16 octobre 2013

lundi 14 octobre 2013



Elephant de Gus Van Sant et "la contemplation organique du réel" (Elephant analysé par Stéphane Bouquet)

samedi 12 octobre 2013


L'émission radiophonique une étoile dans la gorge n°3.2 est en ligne
vous pourrez entendre (et en musique siouplaît) des extraits 
- de L'amour de l'île de Jean-Marc Flahaut
(que les chanceux toulousains pourront rencontrer à la médiathèque José Cabanis le 15 novembre !)
- de Poésies incomplètes de Régis Beloeil
- de En perte impure de Thibault Marthouret
- de Du mal à parler de Pierre Saunier

mercredi 9 octobre 2013