jeudi 23 octobre 2014

Microbe, Traction & compagnie

Microbe 86-nov-déc.2014Le 86e numéro du Microbe de novembre/décembre 2014 est paru ! Il a été concocté par Thierry Roquet.
 Au sommaire :
Éric Allard
Hélène Dassavray
François-Xavier Farine
Cathy Garcia
Cécile Glasman
Perrin Langda
La Nouille Martienne

Fabrice Marzuolo
Murièle Modély
Patrick Palaquer
Jany Pineau
Jean-Philippe Querton
Thierry Radière
Mark SaFranko
Marlène Tissot

Illustrations : Francesco Pittau

Pour s'abonner
à cette revue, c
ontactez Eric Dejaeger :
ericdejaeger@yahoo.fr  Ed. Microbe - Launoy, 4 - B-6230 Pont-à-Celles - BELGIQUE


****

Après X & friends autour d'auteurs anglophones, Walter Ruhlmann récidive avec des poètes francophones dans une nouvelle série intitulée X & compagnie : le principe est le même, un auteur à l'honneur qui invite dans le numéro lui étant consacré d'autres auteurs. Stéphane Bernard inaugure la série de publications : Stéphane Bernard & compagnie. Il invite  Julien Boutonnier, Fabrice Farre, Jean-Marc Undriener et moi même (ne suis pas peu fière de l'invitation, Stéphane Bernard et Jean Marc Undriener sont deux auteurs dont j'aime beaucoup l'écriture -je fréquente régulièrement leurs blog et site :)
 


En savoir plus, sur le blog de Walter Ruhlmann  (à noter la parution chez mgversion2>datura d'un excellent recueil de Cédric Bernard)

 ****

Parution également du numéro 59 de Traction Brabant, la revue de Patrice Maltaverne 
Au sommaire de la revue
Fabrice Marzuolo
Michel Bonneau
Murièle Modély
Stéphanie Beijan
Murièle Camac 
Jean Marc Couve
Jacques Cauda
Morgan Riet
Olivier Millot
Kelig Nicolas
Benjamin Hopin
Alain Sagault etc. 

Extrait de la revue : un poème de Fabrice Marzuolo 

"Le coucou des poètes

J'ouvre la revue
de poésie
et chaque poète
surgit sur la page
comme un coucou
devant son horloge
j'écoute le chant du coucou
et je tourne
la page un autre coucou 
se lance
que j'écoute

avec les poètes
les heures 
font cou
cou
en passant"


c'est ainsi que ça se passe n'est-ce pas ? :)

lundi 20 octobre 2014

"Il est dit que je dois creuser le trou indéfiniment
je mets le doigt dans la gelée, ma tête a des allures de fruit
rouge
safrané
d’un beau bleu électrique
j’ai longtemps infusé au large de l’Afrique
il reste dans la boîte, sur mes épaules
des odeurs, des saveurs
la bouche ouverte, l’île
au fond du récipient sous les pelures
la coulure des pigments et le noir basaltique [...]"

 La suite à lire


Terre à ciel accueille aujourd'hui une suite de mes poèmes
Vous pourrez y lire également dans la rubrique Un ange à notre table, des poèmes de Stéphane Bernard, Stéphane Poirier, Christophe Jubien, et Jacques Estager


samedi 18 octobre 2014

mercredi 15 octobre 2014

(c) Andrew Gallo

Je te vois (extrait)

"je me demande si cette effloraison iodée vient de l'odeur de poisson que tu as laissé sur mes doigts ce matin en partant
                        si je continuerai pendant que mon chef à tête de congre impose de son sourire liquide
                        une ultime impossible mission
                                                    à humer dans l'air décomposé de l'ôpeinespasme
                                                    ton jus de mer"

lundi 13 octobre 2014

vendredi 10 octobre 2014

mer

il y a tous ces territoires vierges que la mer dissimule
quelque part dans les caves oblongues inaccessibles sous nos poitrines
suis-je
es-tu
un des ces découvreurs de pays inconnus en dérive sur la planète
quelle côte arrêtera le flux qui s'emballe et mélange tous nos gamètes 
je pose un peu
l'aiguille avance
je m'interroge
je coule, tu toques
qui de nous deux s'adosse à la paroi de la grotte 
contre nos talons, le magenta s'épaissit
ma robe devient de pourpre
la marée monte, descend
contre mes cuisses je sens
le tissu s'alourdir
l'algue de nos ourlets nous tirer vers le fond
(c) Erin Cone

dimanche 5 octobre 2014

Actus

- Les 11 & 12 octobre : je serai présente au salon Les Gourmets de Lettres à l'hôtel d'Assezat à Toulouse (31). Si vous êtes par là passez me voir prendre un ou deux vers (à défaut de verres ;)



samedi 4 octobre 2014

On en parle #5

Cécile Guivarch fait des retours de ses dernières lectures sur le site Terre à ciel, pour Je te vois , elle écrit ceci :
"...une réflexion sur le couple mais aussi sur le monde. Le couple comme « compréhension du monde », la place qu’on y occupe et ce que nous y apportons. Langage des corps, dans le silence ou dans le bruit, dans le noir ou dans la lumière qui s’entremêle au langage du monde. « L’histoire la même » qui se répète chaque jour, en même temps que les corps et les mots..."

la suite

vendredi 3 octobre 2014

On en parle #4

Murièle Camac a lu Je te vois, et en parle sur son blog. Vous pouvez lire cette note, mais aussi ses poèmes, ses articles sur la poésie ou l'art sur son blog Les portes de la perception. Merci à elle.

Pour le post sur mon recueil, cliquer sur l'image
http://murielecamac.blogspot.fr/2014/10/note-de-lecture-je-te-vois-de-muriele.html

mardi 9 septembre 2014

la journée commence par une énième
plainte complainte encore dis tu
encore un dégueulis de mots
bien sentis
qu'on te glisse dans le crâne le genre de mots
à classer ramasser ressasser
que tu sortiras bien sage l'un après l'autre
sur le plateau de verre entre le paquet de mouchoir
et ton dossier qui bée près des ordonnances vierges



la journée se répète dans le bureau du chef
surchef ton super superchef
pour l'activité perles t'enfiles
enfile des mots des phrases toutes faites toutes prêtes
que tu colles dans le vermot ver mot verre mot à boire
à boire dis tu le souffle coupé par l'ordre du jour
déroulé
le large mouvement de poing
big bang au milieu du plexus



puis ça s'arrête
net
p'us de souffle p'us de langue p'us de gorge
te voilà toute retournée à l'intérieur
le derme à l'air
tu crèves la lettre ouverte sur le papier tue mouche

vendredi 29 août 2014

(c) Christian Rex van Minnen

tableau

un coude, qu'on aperçoit par le trou d'un chandail jaune, se soulève de la table, se repose violemment. la main épaisse au bout fait une ombre au dessus de l'assiette, cogne un verre ébréché, interrompt le vol d'une mouche, l'accule sur la peau du melon. l'insecte, dérangé à nouveau  par les miettes de pain projetées lors de la découpe, reprend sa boucle, bourdonne. la main, encore elle, pose une tranche à droite d'une autre main, frêle et blanche, comme un éclat de porcelaine au bord de la scène. la table est carrée, une poêle trône à égale distance des quatre mains posées de chaque côté des assiettes. laquelle des quatre osera franchir la ligne, trancher l'odeur de viande trop cuite qui dérive et retombe en particules grasses sur la nappe à carreaux. aux angles, le silence. seuls un ou deux bruits s'invitent, un crépitement d'huile, des grincements de dents dont on ignore la bouche. le tableau est étroit, ils en débordent.

jeudi 28 août 2014

(c) Christian Rex van Minnen

nature morte

au milieu de l'assiette un fruit et un légume gisent ratatinés
sur la droite une feuille blanche grouille de pattes de mouche
sur la gauche une main sèche brune finit de momifier
le tout s'alanguit dans un cadre doré au milieu d'un mur
qui tombe par plaques dans un musée obscur


mercredi 27 août 2014

mardi 26 août 2014

fruit

je veux être
le duvet sur le fruit oublié derrière la poubelle
dans l'évier le carré de peau flétri rabougri couvert de poils
le presque rien accroché au métal

     là
         la moisissure
puis le hoquet
quand la main passe sur la peau  qui refuse insiste veut
sous les doigts s'évanouit pourrit renaît
velours vert multiplié