©Ph0T0ph!L
Il suffirait
De rire
Devant ton oeil
Qui glisse
Sur cette courbe neuve
Loin de mon ventre mou
Il suffirait
De jouer
Au bord à la marelle
Laisser la pierre fendre
L’air et tous ces enfants
Qui n'existeraient pas
Il suffirait
Sans doute
De tordre un peu le cou
A ce conditionnel
Pour me remettre en joue
Ton goût suave de terre
Il suffirait...
Mais bon, je passe mon tour
/
Je suis contre ton torse
Et je sens sur ma hanche
Le pli, le gras
Le tien
Le mien
Nos souffles aigres
Tes pieds froids
Tout autour il n'y a
Rien
C'est simple, la nuit s'é-
Vide
La chambre est nue et moi
Je sens comme un cadavre
Pousser entre mes
Bras
C'est ça, je sens
Le futur tout proche
La fin, le claquement
De dents, les ossements
Les murs qui pèlent
À l'envers de paupières
Entre les draps, ton corps Epais et tendre
Façonner sous la cendre
La forme d'un gisant
/
Dans la lumière
Du sous bois
Parfois
Ton haleine
Me rappelle
La morsure des fauves
Et l'odeur défaite
Des émois
