mardi 8 mai 2012
lundi 7 mai 2012
Pas toujours écrire...
...Lire aussi... de tout, dans l'ordre, le désordre, les oiseaux*, Les gênes, ton sourire etc.**
"[...] une pierre lourde, une lourde pierre, une lourdeur de pierre, une muraille sur le gilet la robe la culotte blanche les chaussettes, que tout soit là demain, à la même place."
Pierres, Perrine Le Querrec, in L'autobus n°7
"Elle vit avec une presqu'île dans la poitrine. Son mari nage près de ses côtes, dans le rouge sang de sa mer."
Immense et rouge, Marie Chartres, photographies de Akin Cetin , Les inaperçus, 2012
*nombreux et palpitants chez Marie Chartres
**de Thierry Roquet dans l'Autobus, le poème photographié est aussi de lui. L'illustration sur la photo est un collage de Philippe Lemaire
jeudi 3 mai 2012
La Storia
"Tous autant que nous sommes", proféra-t-il alors, désespéré, pour sa défense ou son rachat, "nous avons un S.S. caché en nous ! et un bourgeois ! et un capitaliste ! et peut-être aussi un monsignore ! et... et... un Généralissime, aussi orné de chamarrures et de crachats qu'un Mardi gras ! Tous autant que nous sommes ! bourgeois et prolétaires et... anarchistes et communistes! Tous sans exception.... Voilà pourquoi notre lutte est toujours une action avortée... un malentendu.... un alibi.... de fausses révolutions pour échapper à la vraie révolution, et conserver le réactionnaire qui est en nous ! Ne nous induisez pas en tentation signifie : aidez nous à éliminer le fasciste qui est en nous !"
La Storia, p.843, Elsa Morante, Folio, 2004
La Storia, p.843, Elsa Morante, Folio, 2004
mercredi 2 mai 2012
Du nouveau sur Evazine
Arrivée de Béatrice Gaudy avec les deux France / Cathy Garcia exprime dans ton regard, madame tout le mal vivre d'une fille de l'Est enchaînée au trottoir /Anna Jouy note ses impressions en direct ici gare de Lyon /Denise Desautels se souvient qu' elle écrit en chute libre / Gaëlle Josse chantonne la fin de son blues du rail urbain... Metropolis song /Lucie Sagnières explore le nirvana de l'absurde /Isabelle Le Gouic propose deux collages en surimpressions de voyages intérieurs /Murièle Modély se dit : aujourd'hui je descends dans la rue /Né-Khô se débat pour vaincre /Maryline Bizeul présente son nouveau recueil les laissés pour conte /Bruno Toméra erre dans le dédale du couloir d'urgence / Ferruccio Brugnaro se défend contre la solitude de nulle main, nul regard /Werner Lambersy poursuit sa conversation à l'intérieur d'un mur : je ne pleure pas et lors d'un pillageTaro Aizu a composé ce requiem pour un laitier de Fukushima / Jean-Louis Millet ''chapelette'' les fragments-grains 3 de son psychorama holographiqueLe Salut invérifiable d'un Idiot souterrain démontre de nouveau sa prédilection pour le Sens de l'occasion /Patrice Maltaverne en arrive au matricule 34 , une histoire de travailleurs dans l'immensité des villes / Vincent Courtois arpente de dernière fois la Ville et conclue que plus personne ne l'habite / Harry Wilkens propose un petit discours d'encouragement en évitant soigneusement le paradis bien avant d'en avoir marre /Jean-Marc Couvé évoque le sujet pour le moins délicat de l'origine des mots / Jean-Claude Tardif, il n'y a plus rien !
mardi 1 mai 2012
L'Orée - Isabelle Vaillant
Diaporama de l'exposition l'Orée d'Isabelle Vaillant. Photos Isabelle Vaillant
Textes Perrine Le Querrec, Montage Carole Colnat, Bande Son Frédérick XOonTh
"Je suis la gardienne de l'Orée,
le silence est posé sur mes épaules
comme un loup mort,
..."
Texte de Perrine Le Querrec
samedi 28 avril 2012
"Aux trois quarts de mon travail d'illustration, j'ai eu la forte impression que quelque chose n'allait pas, et je me suis mis à peindre sur des illustrations déjà terminées et c'est finalement un gorille qui est apparu sous mon pinceau. [...]
Je ne sais pas pourquoi cela fonctionne, et d'une certaine façon, peu importe, mais cela illustre bien le fait que la plupart du temps, mes meilleures décisions ont plus à voir avec l'intuition qu'avec la réflexion"
Anthony Browne
à propos de Une histoire à quatre voix 1998
(re-création de l'album Promenade au parc, album créé vingt ans plus tôt)
extrait de Anthony Browne : histoires d'une oeuvre, Kaléidoscope, 2009
mercredi 11 avril 2012
Murièle Camac : Pourquoi la littérature ?
"...La littérature ne se veut pas une parole de vérité, elle se vit comme une parole amoureuse du langage, comme une histoire amoureuse de la vie. La littérature ne prétend pas refuser ou réfuter l’erreur ou la contradiction, elle l’absorbe et en fait un élément de son travail de transformation du langage. Elle se nourrit de l’ambiguïté, de l’insu, de l’incompris, de l’implicite. Elle se situe en dehors du dualisme insoluble de la vérité et de l’erreur et c’est pourquoi elle est salutaire et nécessaire."
La suite sur le blog Les portes de la perception de Murièle Camac
La suite sur le blog Les portes de la perception de Murièle Camac
dimanche 1 avril 2012
Le matin, le soir aussi
Pas de pensée magique
mais il y a, je l'ai vu,
des fillettes en grappe
dans les arbres du parc
Leurs orteils s'agrippent
à l'écorce des branches
je vois leurs cuisses blanches
et leurs mollets griffés
Elles pépient
agitent leurs ailes
le vent doux du printemps
épand sur l'herbe
leur jus de chlorophylle
et les giclées de miel
Sous l'ombre de leurs jupes
une goutte rouge épaisse
s'échoue comme une larme
Dans ma chair se dessine
la fleur du flamboyant
le fruit est mûr
Jambes tendues
trille en avant
elles tombent
mais il y a, je l'ai vu,
des fillettes en grappe
dans les arbres du parc
Leurs orteils s'agrippent
à l'écorce des branches
je vois leurs cuisses blanches
et leurs mollets griffés
Elles pépient
agitent leurs ailes
le vent doux du printemps
épand sur l'herbe
leur jus de chlorophylle
et les giclées de miel
Sous l'ombre de leurs jupes
une goutte rouge épaisse
s'échoue comme une larme
Dans ma chair se dessine
la fleur du flamboyant
le fruit est mûr
Jambes tendues
trille en avant
elles tombent
vendredi 30 mars 2012
mercredi 28 mars 2012
lundi 26 mars 2012
Le matin encore
Au fait, mon amour
pense à laisser un de tes os
près des clés de la maison
J'aime boire le café le matin
avec ta moelle
Quoi, je suis morbide ?
mais je disais ça comme ça
je suis la fille la plus saine qui soit
regarde les joues rouges de nos enfants
leurs petites dents blanches qui claquent dans le vent
est-ce que ça pue pas fort la vie tout ça ?
La normalité suinte par tous mes pores
tu sais, il n'y a pas de pensée magique
alors des poèmes...
pense à laisser un de tes os
près des clés de la maison
J'aime boire le café le matin
avec ta moelle
Quoi, je suis morbide ?
mais je disais ça comme ça
je suis la fille la plus saine qui soit
regarde les joues rouges de nos enfants
leurs petites dents blanches qui claquent dans le vent
est-ce que ça pue pas fort la vie tout ça ?
La normalité suinte par tous mes pores
tu sais, il n'y a pas de pensée magique
alors des poèmes...
dimanche 25 mars 2012
Le mensonge si j'suis franc TB n°45
Voilà le dernier numéro de Traction Brabant de Patrice Maltaverne, où il est question de "Carcasse de sens" (Petit jeu, Morgan Riet), de "nez gros comme des morilles" (Expositions secrètes, Thierry Radière), de "l'âme du monde qui gronde" (Extérieurs, Emmanuelle Damour), de "masturbation des glaïeuls" (Pierre Vella), de "jungle moite" (L'aventurier, Nicolas Brulebois), et plein d'autres trucs bien sûr (trucs = poèmes - c'est pas péjoratif :) ...
et aussi bibi (bibi = moi), avec une tentative de poème, dans ce genre si pointu et boudé des puristes : la poésie séminale (les assidus du blog, (si si y en a :) reconnaîtront ledit poème, vu qu'il avait été initialement publié ici)
Au sommaire du numéro, vous (re)trouverez :
Pierre Anselmet,
Yvan Avena et Manolo Cuadra, Jan Bardeau, Linda Benadda, Marc Bonetto, Nicolas
Brulebois, Henri Cachau, Michèle Caussat, Georges Cathalo, Jean-Marc Couvé,
Emmanuelle Damour, Oslo Deauville, Eric Dejaeger, Cathy Garcia, Olivier Gay,
Jean Gédéon, Alain Jean-André, Jacques Laborde, Olivier Millot, Vincent Motard-Avargues, Didier Ober, Christophe Petit, Pierre Petit, Thierry
Radière, Morgan Riet, Basile Rouchin, Salvatore Sanfilippo, Michel Talon,
Jean-Marc Thévenin, Marc Tison, Pierre Vella, Chantal Viart, Patrice Viguès,
Claude Yvroud et aussi P.M. alias Malta.
et aussi bibi (bibi = moi), avec une tentative de poème, dans ce genre si pointu et boudé des puristes : la poésie séminale (les assidus du blog, (si si y en a :) reconnaîtront ledit poème, vu qu'il avait été initialement publié ici)
samedi 24 mars 2012
La première fois que tu es morte
La première fois que tu es morte
je riais fort
mes jambes s'emmêlaient sous une jupe courte
pied droit, pied gauche
deux hommes abattaient sur la table les pièces
je riais pour l'enfance
à la porte d'entrée, lui et cet autre
tapaient leurs dominos
La deuxième fois que tu es morte
je riais moins
tu étais sur le lit, la tête comme un oeuf
un an, plus tard
la coquille se fendait, je ramassais les bouts
pour en faire une image
à mon réveil, tu n'étais plus qu'un trou
au jeu de la mémoire
je riais fort
mes jambes s'emmêlaient sous une jupe courte
pied droit, pied gauche
deux hommes abattaient sur la table les pièces
je riais pour l'enfance
à la porte d'entrée, lui et cet autre
tapaient leurs dominos
La deuxième fois que tu es morte
je riais moins
tu étais sur le lit, la tête comme un oeuf
un an, plus tard
la coquille se fendait, je ramassais les bouts
pour en faire une image
à mon réveil, tu n'étais plus qu'un trou
au jeu de la mémoire
lundi 19 mars 2012
Les tas de mots
Les tas de mots* n°8
Tous les mauteurs qui se sont mis au vers ou à la prose pour celui-ci :
Jean-Marie Cador
Eric Cussard
Chantal Godé-Victor
Fabrice Farre
Yann Le Puits
Olivier Le Lohé
Claude Le Roy
Alain Leylavergne
Patrice Maltaverne
Murièle Modély
Vincent Motard-Avargues
Jean-Baptiste Pedini
Thierry Radière
Philippe Reguillon
Morgan Riet
Philippe Simon
Carlos Tronco
& Pierre Vella
Un extrait :
L’incertitude des ponts
les ponts sont des parachutes
au-dessus du fleuve
que je regarde avec émotion
ils relient mon vertige
à l’ombre de l’architecte
immobiles ils s’accrochent
aux idées en fer d’un homme
aux pas doux des rêveurs
dont je suis sans savoir
au moment de les traverser
si ce sera le bon
endroit pour poursuivre ma promenade
la berge de l’autre côté
;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;Thierry Radière
* 15€/4 n° – 27, rue de la Fosse-Frandemiche – 14330 Le Molay-Littry
samedi 17 mars 2012
vendredi 2 mars 2012
Un Microbe & un Autobus
Au sommaire :
Illustrations de Martine Zimmer
Textes de
Pierre Anselmet
Yve Bressande
Éric Dejaeger
Guillaume Decourt
Fabrice Farre
Jean-Paul Gavard-Perret
Jean-Philippe Goosens
Frédérick Houdaer
Diane Meunier
Jean-Jacques Nuel
Morgan Riet
Thierry Radière
Thierry Roquet
Salvatore Sanfilippo
Guillaume Siaudeau
Les abonnés le recevront dans quelques jours.
Les abonnés « + » recevront également le 33e mi(ni)crobe signé Paul Guiot : MAIS QUI SONT-ILS ? Comme d’habitude, les autres ne recevront rien. Pour tous renseignements, contactez Éric !
___________________________________________________
En route l'Autobus n°6
JANY PINEAU
KEVIN BRODA
MORGAN RIET
JEAN-BAPTISTE PEDINI
On arrive jamais assez en retard au travail, on n’en part jamais trop tôt.
Ca pourrait bien être de moi ce truc.
Renseignements auprès de Fabrice Marzuolo par là
A propos...
Quelques mots ici & là sur mon Penser maillée, aux éditions du Cygne
sur le site Recours au poème là
sur Nouvelle Lanterne numéro 6 là
sur Les portes de la perception de Murièle Camac là
sur Court toujours d'Eric Dejaeger là
dans les Chemins battus de Morgan Riet là
le tout avec des extraits :)
(merci à eux)
Entendre la lecture d'un extrait ici
Des extraits dans le Nouveaux Delits n°40 de Cathy Garcia
et sur son blog Délits de poésie là
Une suite de quelques poèmes dans Voyage à l'île Paria (recueil des productions des 14è ateliers d'écriture du Prix du jeune écrivain de la ville de Muret)
Une chronique aussi dans le Décharge n°153 :
"[...] Il y a une liberté de parole et de ton, assez originale, et son recueil plutôt prolixe ne passe pas inaperçu. Entre créolité et métissage, féminité et négritude... Les mots / La langue / Ça ravine" (Diaphragme- Notes de Lectures par Jacques Morin)
Et enfin l'écrivain Dominique Boudou le cite brièvement sur son site, dans un billet consacré au Printemps des poètes 2012
Penser maillée a été mis en voix par le Théâtre des Tafurs en mars 2014 dans le cadre de la manifestation Demandez l'impossible à Bordeaux, des photos là, une courte vidéo là
Toujours dispo sur le site de l'éditeur & en librairie
jeudi 1 mars 2012
Evazine du premier trimestre 2012
- Au hasard de nos pages...
Arrivée hivernale deTaro Aizu qui conte en prose et gogyohshi (五行詩 - poèmes de cinq lignes ) l'espérance dela Fukushima renaissance ill. de l'auteurRetour en scène de la rubrique livres d'art avec deux opus de Anna Jouy
Oui, oui régalez vous avec la belle voix d'Anna Jouy qui rend si dense la poésie des uns et des autres...Ensuite,Cathy Garcia nous donne à savourer des effondrilles des 90's ill. Chloé TallotNé-Khô s'adresse à Vous ill. jlmiIsabelle Le Gouic décline Il & le voyage intérieur et rend hommage à son Amie Amy en rubrique Musiques à partagerMurièle Modély se demande si elle a bien répété cette passagère, cette invitée, si loin, si proche ... ill. Nan GoldinLucie Sagnières livre les raisons d'un nous n'irons plus... extrait de Qui vive ill.xGaëlle Josse chantonne la suite de son blues du rail urbain... Metropolis song ill. jlmiWerner Lambersy poursuit sa conversation à l'intérieur d'un mur l'Afrique est dans le chant / ils disent "Paix" / guerre un peu partout ill. courtesy Linda Zacks et il annonce l'ouverture de son blog http://wernerlambersy.hautetfort.com/Bruno Toméra évoque un ancienintermède estival avant d’immanquables jours d’hiver ill. d'après Natali FrankLe Salut invérifiable d'un Idiot souterrainex le Rien Quotidien dit la Montagnité des vies & des choses ill. jlmiVincent Courtois arpente de nouveau la Ville ill. de l'auteurJean-Marc Couvé propose sur le rythme 5/7/5 ( poème de trois lignes ) cinq haïkus d'hiver ill. jlmiJean-Claude Tardif conte l'histoire de celui qui de son sixième étage observe Mau ill. jlmiHarry Wilkens évoque une drôle de cuisine méditerranéenne et de difficiles projetsPatrice Maltaverne en arrive au matricule 33 , une histoire de talons & de cartons dans des couloirs d'immeubles ill. jlmiJean-Louis Millet "compte-goutte" les fragments 2 de son Psychorama holographique ill. de Odilon Redonet pour clore ce numéro,Maryline Bizeul , Vincent Courtois , Jean-Marc Couvé , Anna Jouy , Cathy Garcia , Werner Lambersy , le Salut invérifiable d'un Idiot souterrain , Patrice Maltaverne , Jean-Louis Millet , Murièle Modély , Lucie Sagnières , Bruno Toméraune affaire à suivre !
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