vendredi 2 mars 2012

A propos...



Quelques mots ici & là sur mon Penser maillée, aux éditions du Cygne

sur le site Recours au poème
sur Nouvelle Lanterne numéro 6
sur Les portes de la perception de Murièle Camac
sur Court toujours d'Eric Dejaeger
dans les Chemins battus de Morgan Riet

le tout avec des extraits :)
(merci à eux)


















Entendre la lecture d'un extrait ici

Des extraits dans le Nouveaux Delits n°40 de Cathy Garcia
et sur son blog Délits de poésie

Une suite de quelques poèmes dans Voyage à l'île Paria (recueil des productions des 14è ateliers d'écriture du Prix du jeune écrivain de la ville de Muret)

Une chronique aussi dans le Décharge n°153 :
"[...] Il y a une liberté de parole et de ton, assez originale, et son recueil plutôt prolixe ne passe pas inaperçu. Entre créolité et métissage, féminité et négritude... Les mots / La langue / Ça ravine" (Diaphragme- Notes de Lectures par Jacques Morin)

Et enfin l'écrivain Dominique Boudou le cite brièvement sur son site, dans un billet consacré au Printemps des poètes 2012

Penser maillée a été mis en voix par le Théâtre des Tafurs en mars 2014 dans le cadre de la manifestation Demandez l'impossible à Bordeaux, des photos , une courte vidéo

Toujours dispo sur le site de l'éditeur & en librairie



jeudi 1 mars 2012

Evazine du premier trimestre 2012




janvier février mars 2012
Au hasard de nos pages...
Arrivée hivernale de
Taro Aizu qui conte en prose et gogyohshi (五行詩 - poèmes de cinq lignes ) l'espérance dela Fukushima renaissance ill. de l'auteur
Retour en scène de la rubrique livres d'art avec deux opus de Anna Jouy
Ensuite,
Cathy Garcia nous donne à savourer des effondrilles des 90's ill. Chloé Tallot
Né-Khô s'adresse à Vous ill. jlmi
Isabelle Le Gouic décline Il & le voyage intérieur et rend hommage à son Amie Amy en rubrique Musiques à partager
Murièle Modély se demande si elle a bien répété cette passagère, cette invitée, si loin, si proche ... ill. Nan Goldin
Lucie Sagnières livre les raisons d'un nous n'irons plus... extrait de Qui vive ill.x
Maryline Bizeul présente grâce à un extrait de Sylvestris lu par Anna Jouy
Gaëlle Josse chantonne la suite de son blues du rail urbain... Metropolis song ill. jlmi
Denise Desautels projette d'universelles douleurs sur fond d'océan ill. Louise Bourgeois
Ferruccio Brugnaro raconte ce que devient le cœur de tous dans le travail nocturne ill. jlmi
Werner Lambersy poursuit sa conversation à l'intérieur d'un mur l'Afrique est dans le chant / ils disent "Paix" / guerre un peu partout ill. courtesy Linda Zacks et il annonce l'ouverture de son blog http://wernerlambersy.hautetfort.com/
Bruno Toméra évoque un ancienintermède estival avant d’immanquables jours d’hiver ill. d'après Natali Frank
Le Salut invérifiable d'un Idiot souterrainex le Rien Quotidien dit la Montagnité des vies & des choses ill. jlmi
Vincent Courtois arpente de nouveau la Ville ill. de l'auteur
Jean-Marc Couvé propose sur le rythme 5/7/5 ( poème de trois lignes ) cinq haïkus d'hiver ill. jlmi
Jean-Claude Tardif conte l'histoire de celui qui de son sixième étage observe Mau ill. jlmi
Harry Wilkens évoque une drôle de cuisine méditerranéenne et de difficiles projets
Patrice Maltaverne en arrive au matricule 33 , une histoire de talons & de cartons dans des couloirs d'immeubles ill. jlmi
Jean-Louis Millet "compte-goutte" les fragments 2 de son Psychorama holographique ill. de Odilon Redon
et pour clore ce numéro,
de très nombreuses nouveautés en Poésie lue grâce à Anna Jouy qui donne ce trimestre une voix à...
une affaire à suivre !
Et n'oubliez pas de feuilleter le catalogue des Éditions du Contentieux de nouveau disponible

Oui, oui régalez vous avec la belle voix d'Anna Jouy qui rend si dense la poésie des uns et des autres...

mercredi 29 février 2012

Love & Money de Dennis Kelly


"La semaine dernière j'étais devant cette vitrine à regarder ce sac que je n'avais pas les moyens d'acheter, et - c'était vraiment un trés beau sac, vraiment- et c'était comme si, comme si je ne pouvais pas bouger, et comme si je ne pouvais pas m'en aller à cause du sac, physiquement je veux dire j'étais clouée sur place, les poils hérissés sur la nuque et je me sentais mal de me mettre dans un tel état d'émotion à cause d'un putain de sac à main et pendant ce temps là y a toujours pas de solution en vue au conflit israélo-palestinien, et là soudain j'ai pensé que ce sac était fait non pas pour contenir des choses mais pour me contenir moi, et ça a été comme une révélation, ça m'a rendue tellement euphorique que je suis tout de suite entrée dans le magasin et j'ai acheté le sac, parce qu'il n'avait plus aucun pouvoir sur moi, et je me suis sentie super bien pendant le reste de la journée. Mais quand j'y ai repensé ce soir-là ça m'a paru tellement...
bête.
Elle rit
J'ai pleuré."

extrait de Love & Money. ADN de Dennis Kelly, L'Arche éditeur, 2011

Lu hier d'une traite. Quelle force dans le propos, l'écriture et la construction, on peut écouter la pièce de Dennis Kelly sur France Culture

jeudi 16 février 2012

mardi 14 février 2012

Vacance




Du côté de Vésanie, Morgan Riet, Gros textes, 2011

Maille à l'endroit
maille à l'envers

mademoiselle
au fil d'heures perdues,

se tricote
des écharpes de rêves d'enfant

et d'étoiles
filantes.
[...]



Manquant tomber, Alain Lévêque, L'escampette, 2011
Les abricots
[...]
"Ecoute, disait-il, mêlé au sang de son père,
le peu de mots que je transporte peut suffire."

"Vois-tu ces petites planètes ambre et feu,
aux joues douces et à l'arrière-goût de fourmi
dont ta mère dévorait la pulpe à belles dents ?"
[...]



Décharge 152, extrait de Nageur du petit matin de François de Cornière
[...]
Cette impression alors
de n'être plus qu'un corps
un dos couché sur l'eau
l'oubli de qui on est :

être soi-même l'oubli
de tout ce qu'on a aimé.



Fragments pour une dormeuse, Dominique Boudou, Opales, 2001
[...]
Nous étions ce jour là plus sensibles aux oiseaux qui vont par deux au rebord des balcons. Leurs caresses, dans le silence que nous avions appprivoisé, berçaient nos souvenirs d'ombre et de lumière confondus. Rien de mal ne pouvait nous atteindre jusqu'au soir.
Nous étions légers.

mardi 7 février 2012

(vu sur Curiosa & Caetera d'Eric Poindron)

mercredi 1 février 2012

I'm losing my mind

Un truc de travers

j'aime bien qu'on fasse l'amour 
quand il neige dedans
sur mes cuisses
ça coule


(...)


quand je lis un texte
je dévie parfois
souvent
toujours


(...)


les petites parenthèses
lignes ourlées de ma bouche
qui déforment
les mots



lundi 30 janvier 2012

vendredi 20 janvier 2012

Penser maillée

Dans le foisonnement ou le manque, dans la mémoire qui file, dans l'île qui se dérobe, la langue explore, fouaille, cherche l'identité métissée…
Comment remplir les blancs, combler le noir ?

Tu t'épelles comme la première lettre
Tu bazardes en morceaux ton corps par la fenêtre
Tu recrées l'alphabet sur l'arête du ciel
[…]
Voilà mis
Bout à bout
Des pores, des pigments
Voilà dans le karaï
Tes épices fragments


Comment penser le mot, mailler le mot, tous les mots...

Voilà ça y est :-), mon livre est sorti aux éditions du Cygne... vous pouvez vous le procurer sur le site de l'éditeur (papier, pdf) ou le commander en librairie (ou en ligne, fnac par exemple -amazon semblant le moins fiable en l'occurrence pour se le procurer) ou me mailer ;)


Et pourquoi ce titre ? pour la polysémie du mot maillé, qui en créole signifie emmêlé
Que le mot évoque dans un même temps l'idée d'ordre et de désordre me parle énormément :)...

lundi 16 janvier 2012

Je passe mon tour



©Ph0T0ph!L

Il suffirait
De rire
Devant ton oeil
Qui glisse
Sur cette courbe neuve
Loin de mon ventre mou

Il suffirait
De jouer
Au bord à la marelle
Laisser la pierre fendre
L’air et tous ces enfants
Qui n'existeraient pas

Il suffirait
Sans doute
De tordre un peu le cou
A ce conditionnel
Pour me remettre en joue
Ton goût suave de terre


Il suffirait...
Mais bon, je passe mon tour



/



Je suis contre ton torse
Et je sens sur ma hanche
Le pli, le gras
Le tien
Le mien
Nos souffles aigres
Tes pieds froids

Tout autour il n'y a
Rien
C'est simple, la nuit s'é-
Vide
La chambre est nue et moi
Je sens comme un cadavre
Pousser entre mes
Bras



C'est ça, je sens
Le futur tout proche
La fin, le claquement
De dents, les ossements

Les murs qui pèlent
À l'envers de paupières
Entre les draps, ton corps
Epais et tendre
Façonner sous la cendre
La forme d'un gisant



/



Dans la lumière
Du sous bois
Parfois
Ton haleine
Me rappelle
La morsure des fauves
Et l'odeur défaite
Des émois

mercredi 11 janvier 2012

samedi 7 janvier 2012

Microbe & purgatoire....

Microbe 69.jpgLe 69e numéro du Microbe est prêt.

Au sommaire :
Illustrations de Gabrielle Pluet
Textes de
Stéphane Bernard
Georges Cathalo
Jean-Marc Couvé
Hélène Dassavray
Georges Elliautou
Pascal Feyaerts
Georges Friedenkraft
Pascal Mageren
David Marsac
Murièle Modély
Jany Pineau
Alain Sagault
Pierre SolettiMinicrobe 32 Garcia.jpg
Didier Trumeau
Jasmine Viguier

Les abonnés le recevront dans quelques jours.

Les abonnés « + » recevront également le 32e mi(ni)crobe signé Cathy Garcia : PURGATOIRE DU QUOTIDIEN.

Les autres ne recevront rien. Pour tous renseignements, contactez Eric Dejaeger

mercredi 4 janvier 2012

La subversion des images. surréalisme, photographie, film


Cette exposition du Centre Pompidou a regroupé près de 400 œuvres pour un panorama exceptionnel de la photographie surréaliste. Du 23 septembre 2009 au 11 janvier 2010.

vendredi 30 décembre 2011

Les tas de mots n°7

Parution de Les tas de mots : revue d'expression poétique n°7(parution trimestrielle)

La revue se propose de "devenir une terre d'accueil pour poètes et graveurs de mots, paroliers et enjôleurs"
Ce qui est un programme assez alléchant n'est-ce pas ? ;)


Au sommaire de ce numéro :
Antoine Bourg
Jean-Marie Cador
Chantal Godé-Victor
Catrin Godin
Alain Leylavergne
Murièle Modély
Vincent Motard-Avargues
Roger Noiseau
Henri Ouvrard
Morgan Riet
Carlos Tronco
& Philippe Simon ( qui signe notamment la photo de couv’)

Pour en savoir plus vous pouvez consulter le post de Morgan Riet ou le blog de la revue
5 € le numéro

mardi 27 décembre 2011

Donne moi un p'tit poème


 credit photo spock27


Allez,
Fais-moi cette fleur
Enlève ta robe, déclame
Glisse entre mes lèvres
Des mots à fendre l’âme

Fais-moi pleurer
Comme il y a longtemps
Avec les mots de tes vingt ans

Quelque chose de désuet et tendre
Donne-moi des mots, des émois
Cassonade et sous-bois
Refais-moi l’émotion ultime
Du premier amour

Allez quoi,
Dis-le moi ce poème
Oublie mes absences
Mes lettres mélodrame
Mes lâchetés et ces femmes

Efface de ton poème
Mon manque d’aimer
Mes caresses hâtives
Ma sale mélancolie

Dis-moi un p'tit poème
Qui me recrée

mercredi 21 décembre 2011

L'assiette

Tu te tiens droite à table
Les deux mains de chaque côté de l'assiette

Tu te tiens droite toujours
Ton visage rond, tes cheveux attachés à l'arrière

Tu te tiens droite muette
Les deux poings posés sur la nappe
Tes yeux sur les jointures, la porcelaine blanches

L'assiette
La soupe maintenant froide
Et ton reflet

Tu sens que figent les bouts de gras
Tes lèvres closes, ta joue brûlante
Tes deux mains là

Ridicules
Territoires
De chair
Qui ne plient pas

/

Dans le miroir déformé
De mon verre d'eau
Je vois ta bouche immense
Et cette trace rouge
Sur tes crocs

/

Tu m'aimes ?

/

Quand tu poses ces mots
Dans le creux de mon cou
Je sens dans mes vertèbres
Ta question qui me fouaille

Ou je ne sens rien
Cela reste des mots

/

Tu m'aimes

mardi 13 décembre 2011

Je t'enracine le banian ?

Je ne t'enracine
rien

rien du tout
mon amour

Je sais
Tu sais

les sentiments ne
sont

que lierres en
décomposition

Les racines dans
l'air

ne mènent nulle
part

dans le ciel ne
poussent

que des brins
du hasard

Tu vois
Je vois

sur nos peaux dans le
lit

nos anciennes
morsures

sous les nuages
tous

les vieux
cliquetis

Je t'enracine le banian

Je t'enracine le banian
Tu me sèmes en haut des coteaux
Je te jaillis de mon volcan
Tu me déplies au fil de l'eau

Je te polis galet rond
Tu m'éparpilles poussière
Je t'hibiscus flamboyant
Tu me glycines vent d'autan

Je te safrane, te curcuma
Tu me mentholes, m'épicéa
Je te diffracte
Tu me resserres

lundi 12 décembre 2011

Liqueurs - Bruno Legeai & Murièle Modély



Ça tombe...
Elle sent bien que ça tombe
Tout autour d'elle, tout tombe

Son visage au-dessus
Son corps étriqué qui lentement s'enfonce dans le matelas mou

La sueur les mots le souffle et la salive
Il pleut

Elle sent crépiter son plaisir impérieux
Sur les angles improbables de jambes et de bras
Sur son corps bûche dans l'âtre de la chambre
En flammes

Il pleut
Et son ventre de braise
Et sa tête de bois

Elle sent bien que tout tombe
Retombe...

Elle se dit que peut-être sous les cendres, il reste
Un brandon, ce desir
Et sa suie sur le drap

  
Collaboration pour FPDV, thème de décembre : Rouge
Titre & photo Bruno Legeai
Texte myself