lundi 30 janvier 2012
vendredi 20 janvier 2012
Penser maillée
Dans le foisonnement ou le manque, dans la mémoire qui file, dans l'île qui se dérobe, la langue explore, fouaille, cherche l'identité métissée…Tu t'épelles comme la première lettre
Tu bazardes en morceaux ton corps par la fenêtre
Tu recrées l'alphabet sur l'arête du ciel
[…]
Voilà mis
Bout à bout
Des pores, des pigments
Voilà dans le karaï
Tes épices fragments
Comment penser le mot, mailler le mot, tous les mots...
Voilà ça y est :-), mon livre est sorti aux éditions du Cygne... vous pouvez vous le procurer sur le site de l'éditeur (papier, pdf) ou le commander en librairie (ou en ligne, fnac par exemple -amazon semblant le moins fiable en l'occurrence pour se le procurer) ou me mailer ;)
Et pourquoi ce titre ? pour la polysémie du mot maillé, qui en créole signifie emmêlé
Que le mot évoque dans un même temps l'idée d'ordre et de désordre me parle énormément :)...
lundi 16 janvier 2012
Je passe mon tour
©Ph0T0ph!L
Il suffirait
De rire
Devant ton oeil
Qui glisse
Sur cette courbe neuve
Loin de mon ventre mou
Il suffirait
De jouer
Au bord à la marelle
Laisser la pierre fendre
L’air et tous ces enfants
Qui n'existeraient pas
Il suffirait
Sans doute
De tordre un peu le cou
A ce conditionnel
Pour me remettre en joue
Ton goût suave de terre
Il suffirait...
Mais bon, je passe mon tour
/
Je suis contre ton torse
Et je sens sur ma hanche
Le pli, le gras
Le tien
Le mien
Nos souffles aigres
Tes pieds froids
Tout autour il n'y a
Rien
C'est simple, la nuit s'é-
Vide
La chambre est nue et moi
Je sens comme un cadavre
Pousser entre mes
Bras
C'est ça, je sens
Le futur tout proche
La fin, le claquement
De dents, les ossements
Les murs qui pèlent
À l'envers de paupières
Entre les draps, ton corps Epais et tendre
Façonner sous la cendre
La forme d'un gisant
/
Dans la lumière
Du sous bois
Parfois
Ton haleine
Me rappelle
La morsure des fauves
Et l'odeur défaite
Des émois
mercredi 11 janvier 2012
samedi 7 janvier 2012
Microbe & purgatoire....
Au sommaire :
Illustrations de Gabrielle Pluet
Textes de
Stéphane Bernard
Georges Cathalo
Jean-Marc Couvé
Hélène Dassavray
Georges Elliautou
Pascal Feyaerts
Georges Friedenkraft
Pascal Mageren
David Marsac
Murièle Modély
Jany Pineau
Alain Sagault
Pierre Soletti
Didier Trumeau
Jasmine Viguier
Les abonnés le recevront dans quelques jours.
Les abonnés « + » recevront également le 32e mi(ni)crobe signé Cathy Garcia : PURGATOIRE DU QUOTIDIEN.
Les autres ne recevront rien. Pour tous renseignements, contactez Eric Dejaeger
mercredi 4 janvier 2012
La subversion des images. surréalisme, photographie, film
Cette exposition du Centre Pompidou a regroupé près de 400 œuvres pour un panorama exceptionnel de la photographie surréaliste. Du 23 septembre 2009 au 11 janvier 2010.
vendredi 30 décembre 2011
Les tas de mots n°7
Parution de Les tas de mots : revue d'expression poétique n°7(parution trimestrielle)
La revue se propose de "devenir une terre d'accueil pour poètes et graveurs de mots, paroliers et enjôleurs"
Ce qui est un programme assez alléchant n'est-ce pas ? ;)
Au sommaire de ce numéro :Antoine Bourg
Jean-Marie Cador
Chantal Godé-Victor
Catrin Godin
Alain Leylavergne
Murièle Modély
Vincent Motard-Avargues
Roger Noiseau
Henri Ouvrard
Morgan Riet
Carlos Tronco
& Philippe Simon ( qui signe notamment la photo de couv’)
La revue se propose de "devenir une terre d'accueil pour poètes et graveurs de mots, paroliers et enjôleurs"
Ce qui est un programme assez alléchant n'est-ce pas ? ;)
Au sommaire de ce numéro :
Jean-Marie Cador
Chantal Godé-Victor
Catrin Godin
Alain Leylavergne
Murièle Modély
Vincent Motard-Avargues
Roger Noiseau
Henri Ouvrard
Morgan Riet
Carlos Tronco
& Philippe Simon ( qui signe notamment la photo de couv’)
5 € le numéro
mardi 27 décembre 2011
Donne moi un p'tit poème
Allez,
Fais-moi cette fleur
Enlève ta robe, déclame
Glisse entre mes lèvres
Des mots à fendre l’âme
Fais-moi pleurer
Comme il y a longtemps
Avec les mots de tes vingt ans
Quelque chose de désuet et tendre
Donne-moi des mots, des émois
Cassonade et sous-bois
Refais-moi l’émotion ultime
Du premier amour
Allez quoi,
Dis-le moi ce poème
Oublie mes absences
Mes lettres mélodrame
Mes lâchetés et ces femmes
Efface de ton poème
Mon manque d’aimer
Mes caresses hâtives
Ma sale mélancolie
Dis-moi un p'tit poème
Qui me recrée
mercredi 21 décembre 2011
L'assiette
Tu te tiens droite à table
Les deux mains de chaque côté de l'assiette
Tu te tiens droite toujours
Ton visage rond, tes cheveux attachés à l'arrière
Tu te tiens droite muette
Les deux poings posés sur la nappe
Tes yeux sur les jointures, la porcelaine blanches
L'assiette
La soupe maintenant froide
Et ton reflet
Tu sens que figent les bouts de gras
Tes lèvres closes, ta joue brûlante
Tes deux mains là
Ridicules
Territoires
De chair
Qui ne plient pas
/
Dans le miroir déformé
De mon verre d'eau
Je vois ta bouche immense
Et cette trace rouge
Sur tes crocs
/
Tu m'aimes ?
/
Quand tu poses ces mots
Dans le creux de mon cou
Je sens dans mes vertèbres
Ta question qui me fouaille
Ou je ne sens rien
Cela reste des mots
/
Tu m'aimes
Les deux mains de chaque côté de l'assiette
Tu te tiens droite toujours
Ton visage rond, tes cheveux attachés à l'arrière
Tu te tiens droite muette
Les deux poings posés sur la nappe
Tes yeux sur les jointures, la porcelaine blanches
L'assiette
La soupe maintenant froide
Et ton reflet
Tu sens que figent les bouts de gras
Tes lèvres closes, ta joue brûlante
Tes deux mains là
Ridicules
Territoires
De chair
Qui ne plient pas
/
Dans le miroir déformé
De mon verre d'eau
Je vois ta bouche immense
Et cette trace rouge
Sur tes crocs
/
Tu m'aimes ?
/
Quand tu poses ces mots
Dans le creux de mon cou
Je sens dans mes vertèbres
Ta question qui me fouaille
Ou je ne sens rien
Cela reste des mots
/
Tu m'aimes
mardi 13 décembre 2011
Je t'enracine le banian ?
Je ne t'enracine
rien
rien du tout
mon amour
Je sais
Tu sais
les sentiments ne
sont
que lierres en
décomposition
Les racines dans
l'air
ne mènent nulle
part
dans le ciel ne
poussent
que des brins
du hasard
Tu vois
Je vois
sur nos peaux dans le
lit
nos anciennes
morsures
sous les nuages
tous
les vieux
cliquetis
rien
rien du tout
mon amour
Je sais
Tu sais
les sentiments ne
sont
que lierres en
décomposition
Les racines dans
l'air
ne mènent nulle
part
dans le ciel ne
poussent
que des brins
du hasard
Tu vois
Je vois
sur nos peaux dans le
lit
nos anciennes
morsures
sous les nuages
tous
les vieux
cliquetis
Je t'enracine le banian
Je t'enracine le banian
Tu me sèmes en haut des coteaux
Je te jaillis de mon volcan
Tu me déplies au fil de l'eau
Je te polis galet rond
Tu m'éparpilles poussière
Je t'hibiscus flamboyant
Tu me glycines vent d'autan
Je te safrane, te curcuma
Tu me mentholes, m'épicéa
Je te diffracte
Tu me resserres
Tu me sèmes en haut des coteaux
Je te jaillis de mon volcan
Tu me déplies au fil de l'eau
Je te polis galet rond
Tu m'éparpilles poussière
Je t'hibiscus flamboyant
Tu me glycines vent d'autan
Je te safrane, te curcuma
Tu me mentholes, m'épicéa
Je te diffracte
Tu me resserres
lundi 12 décembre 2011
Liqueurs - Bruno Legeai & Murièle Modély
Ça tombe...
Elle sent bien que ça tombe
Tout autour d'elle, tout tombe
Son visage au-dessus
Elle sent bien que ça tombe
Tout autour d'elle, tout tombe
Son visage au-dessus
Son corps étriqué qui lentement s'enfonce dans le matelas mou
La sueur les mots le souffle et la salive
Il pleut
Elle sent crépiter son plaisir impérieux
Sur les angles improbables de jambes et de bras
Sur son corps bûche dans l'âtre de la chambre
En flammes
Il pleut
Et son ventre de braise
Et sa tête de bois
Elle sent bien que tout tombe
Retombe...
Elle se dit que peut-être sous les cendres, il reste
Un brandon, ce desir
Et sa suie sur le drap
La sueur les mots le souffle et la salive
Il pleut
Elle sent crépiter son plaisir impérieux
Sur les angles improbables de jambes et de bras
Sur son corps bûche dans l'âtre de la chambre
En flammes
Il pleut
Et son ventre de braise
Et sa tête de bois
Elle sent bien que tout tombe
Retombe...
Elle se dit que peut-être sous les cendres, il reste
Un brandon, ce desir
Et sa suie sur le drap
Texte myself
jeudi 8 décembre 2011
L'Autobus n°5
Reçu ce jour le nouvel Autobus (numero 5) du sieur Marzuolo... avec
Colette Gaillard
Marc Bonetto
Isabelle Grosse
Jany Pineau
Guillaume Decourt
Murièle Modély
Marie Evkine
Colette Gaillard
Marc Bonetto
Isabelle Grosse
Jany Pineau
Guillaume Decourt
Murièle Modély
Marie Evkine
Bon, plutôt qu'en parler mal... (et puis je suis un peu à court de connexion :), je mets la chronique de Jacques Morin sur Décharge que vous retrouverez dans la rubrique Vrac
"La revue de Fabrice Marzuolo sort très régulièrement, en gros à la limite du bimestriel et du trimestriel, y a pas de nom. Chaque fois un thème, que les intervenants suivent à fond, ou sur la tranche, même sur le fil, voire pas du tout. Enfin, bref, ça n’a guère d’importance. Le thème quand même ? : le ring. Et l’on prend un uppercut d’entrée de jeu avec Colette Gaillard puis directo derrière une droite de Marc Bonetto. Après on est groggy pour lire le numéro. Faut dire qu’on n’a pas eu le temps de se mettre en garde. …"
La suite sur Décharge !
La suite sur Décharge !
samedi 26 novembre 2011
La fraise - Bruno Legeai & Murièle Modély
Photo de Bruno Legeai
Il y a une fraise sur le rebord de la fenêtre. Une fraise rouge, charnue, parfaite. Je ne sais pas comment, je ne sais pas par qui… il y a cette bille sanguine, et mon regard surpris.
L’automne arrive enfin, je le sens, il est là. Les nuages, le soir, sont de plus en plus bas.
Est-ce que c’est moi ou le ciel s’apaise? Qui donc a déposé sur le béton la fraise?
Je la regarde, petit soleil carmin, darder ses rayons chauds dans le creux de ma main. J’ai posé mes deux paumes sur la vitre un peu froide ; mon paletot peluche, mon corps, mes os sont lourds. Je sens pourtant ma peau devenir velours, la pulpe du fruit mûr rosir mes joues râpeuses.
Je ne pense à rien, je regarde la fraise. Ses akènes rebondissent, picotent mes rétines. Comme des gouttes d'or, ils embrasent la ligne. Est-ce que je rêve ou est-ce que la peau cède ? Quel est ce jus sucré qui soudain me ruisselle?
Il y a une fraise sur le rebord de la fenêtre. Et tes yeux rieurs, ton corps vif, tes mots frais.
Dans le jour finissant, je vois ta bouche exquise, dont je baise & dévore la saveur vermillon.
L'univers photographique de Bruno Legeai est à découvrir (entre autre) sur son blog Les jours
mardi 22 novembre 2011
Traction Brabant n°43
au sommaire du TB 43, spécial sports, vous trouverez :
Françoise Biger (une chèvre sur le tatami) - Yannick Torlini (Tapages)- Morgan Riet (chemins battus)- Alain Crozier - Patrice Maltaverne (le type au volant de la TB) - Patrick Joquel - Cathy Garcia (nouveaux délits -toujours meilleurs que les anciens-) - Pierre Bastide - René Bourdet (poézine Oeil de fennec) - Séverine Langlois - Lionel Mazari - Sylvain Guillaumet -Michel Talon - Michel Lhostis - Salvatore Sanfilippo - Linda Benadda - Delphine Gest - Béatrice Gaudy - Alain Lacouchie - France Burghelle-Rey - Jean-Baptiste Pedini (prendre part à la nuit)- Basile Rouchin - Oslo Deauville - Didier Ober - Mauro Mota - Bernard Deglet (sarieloubal) - Murièle Modely (l'oeil bande -autocitationhypertextuelle)- Isabelle Grosse - Henri Cachau - Eric Savina - Stéphane Prat (mes abruzzes)- Jean-Christophe Belleveaux - Hervé Merlot ( 2 euros le poézine)
2 € le numéro, et... 10 € les 5 incredible isn't it ?
Pour en savoir plus, voir le blog : billets d'humeurs du sieur Maltaverne, poèmes extraits de la revue, photos, liens etc.
Pour des extraits vous repasserez : j'ai pas fini de lire...
MOI CE QUE J'AIME PAR DESSUS TOUT, CE QUI ME REND FOU
C'EST DE CRIER : VIVE LE SPORT !*
*comme dirait Vincent Malone -ouais j'ai des mioches de 6 & 4 ans, donc j'écoute les chanteurs qui vont avec :)
lundi 21 novembre 2011
Chagrin
je pleure
petit
moyen
à gros bouillons
et le chagrin
devient
une eau
bouillante
une soupe
où le corps beurre
exhale
dans des vagues
brûlantes
des odeurs de thym
.
dimanche 20 novembre 2011
Hier j'ai vendu des livres à la bibliothèque. C'était bizarre, vendre n'est pas prêter, le costume me gênait, j'ai joué. Je n'aime pas faire la vendeuse, ce n'est pas mon métier. Une vieille me l'a dit.
Une petite boule de hargne, bouche cul de poulet. Et vas-y que je te balance à la gueule ma rage. Et c'est mal organisé, et vous êtes incompétente, et blablabli, et blablabla, et c'est mon droit j'achète, et reblabli, et reblabla. Et ma vie n'est qu'acide, vous finirez comme moi. Et donnez lui un bras qu'elle vous bouffe le coeur. Le coeur, ce fruit blet rabougri ?
La colère qui monte, mon envie d'en découdre, elle et moi de chaque côté de la ligne, n'a pourtant rien à voir avec l'échange marchand... La vieille et son visage, comme miroir grossissant de l'abrutissement. Pas le concept, ou l'idée de. Mon abrutissement. Cet inévitable rétrécissement de mon champ de vision, mon coeur tout sec, momifié et posé comme ultime sujet de préoccupation.
Voilà dans ses cheveux, ses commissures tombantes, les sillons blèmes de son aigreur, l'incompréhension du monde. La mienne, bientôt, si proche.
Un samedi de soleil à vendre des livres, pendant que le temps file et que tout s'effiloche.
/
J'ai vendu à la criée des livres, comme une sole ou un maquereau. Sur le moment, j'ai fait l'article, j'ai ri . Vraiment. Je sentais mes sourires emballer mon visage.
Et pourtant a posteriori j'écris : le costume me gêne.
Peut-être que ce qui n'est plus, n'a jamais été là. Peut-être qu'écrire, c'est repeindre, poser un filtre de fausseté sur les vrais sentiments. Ou le contraire.
Je triche : c'est ma posture ?
Je ne sais pas.
Une vraie complaisance, à voir la déchirure.
/
Je me rappelle avoir été assise dans le fauteuil en face de son bureau de verre (on ne s'allonge pas toujours), et avoir parlé pendant toute l'heure sans discontinuer. Enfin, je ne suis pas restée une heure, et sans doute que je n'ai pas parlé tout le temps. C'est le souvenir de mon regard sur moi qui reconstruit la scène.
Je me souviens avoir été face à lui comme un sac (et au moment où je l'écris, ce n'est pas une image, j'étais vraiment un sac), et avoir avec ma langue tracé une large et profonde fente dans le plastique.
Les mots avaient coulé (car les mots sont liquide) et j'étais devenue dans la pièce silencieuse, les battements affolés de mon coeur exposé.
/
L'écriture n'est pas la vie. Pas la mienne en tout cas.
Une petite boule de hargne, bouche cul de poulet. Et vas-y que je te balance à la gueule ma rage. Et c'est mal organisé, et vous êtes incompétente, et blablabli, et blablabla, et c'est mon droit j'achète, et reblabli, et reblabla. Et ma vie n'est qu'acide, vous finirez comme moi. Et donnez lui un bras qu'elle vous bouffe le coeur. Le coeur, ce fruit blet rabougri ?
La colère qui monte, mon envie d'en découdre, elle et moi de chaque côté de la ligne, n'a pourtant rien à voir avec l'échange marchand... La vieille et son visage, comme miroir grossissant de l'abrutissement. Pas le concept, ou l'idée de. Mon abrutissement. Cet inévitable rétrécissement de mon champ de vision, mon coeur tout sec, momifié et posé comme ultime sujet de préoccupation.
Voilà dans ses cheveux, ses commissures tombantes, les sillons blèmes de son aigreur, l'incompréhension du monde. La mienne, bientôt, si proche.
Un samedi de soleil à vendre des livres, pendant que le temps file et que tout s'effiloche.
/
J'ai vendu à la criée des livres, comme une sole ou un maquereau. Sur le moment, j'ai fait l'article, j'ai ri . Vraiment. Je sentais mes sourires emballer mon visage.
Et pourtant a posteriori j'écris : le costume me gêne.
Peut-être que ce qui n'est plus, n'a jamais été là. Peut-être qu'écrire, c'est repeindre, poser un filtre de fausseté sur les vrais sentiments. Ou le contraire.
Je triche : c'est ma posture ?
Je ne sais pas.
Une vraie complaisance, à voir la déchirure.
/
Je me rappelle avoir été assise dans le fauteuil en face de son bureau de verre (on ne s'allonge pas toujours), et avoir parlé pendant toute l'heure sans discontinuer. Enfin, je ne suis pas restée une heure, et sans doute que je n'ai pas parlé tout le temps. C'est le souvenir de mon regard sur moi qui reconstruit la scène.
Je me souviens avoir été face à lui comme un sac (et au moment où je l'écris, ce n'est pas une image, j'étais vraiment un sac), et avoir avec ma langue tracé une large et profonde fente dans le plastique.
Les mots avaient coulé (car les mots sont liquide) et j'étais devenue dans la pièce silencieuse, les battements affolés de mon coeur exposé.
/
L'écriture n'est pas la vie. Pas la mienne en tout cas.
mercredi 16 novembre 2011
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